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19 Juin 2012
Jean-Luc Deuffic

New York Public Library, MA 43 : le Livre d’heures de Jacques de La Haye, seigneur de Lintot

Le manuscrit MA 43 de la Public Library de New York, un Livre d’heures à l’usage de Paris de la fin du XVe siècle, a servi de Livre de raison à Jacques de La Haye, seigneur de Lintot. Malheureusement – sans doute du fait de sa modeste facture – ce manuscrit n’a pas été intégré au magnifique catalogue The Splendor of the Word :  Medieval and renaissance Illuminated Manuscripts at the New York Public Library, édité par J. J. G. Alexander, J. Marrow et L. Freeman Sandler (Harvey Miller Publishers), publié à l’occasion de l’exposition présentée en 2005/2006.


© New York, New York Public Library, Manuscripts and Archives Division, MA 43 – David en prières, f. 79 –


© New York, New York Public Library, Manuscripts and Archives Division, MA 43, f. 152

Au f. 152, note de Jacques de la Haye, sur la naissance de son fils Pierre :

En suit le jour et lan // de la nativité des enfans de // Jacques de la Haye, sgr de // Lyntot et marchal des // logis du Roy
Lan de grace mil cinq c[en]t quarante // loniesme jour dampvril fust ne // a cinq heures de matin a ung lundy // mon filz Pierres et fust batisé // le merquedy treze[eme] jour du dict // moys a leglise de Lintot par // mesire Jehan Lucas vicaire dud. // lieu et furent ses parains // Pierres Boyteran (1) abbé du // Vallase et Jehan de Kanonville (2)  // seigneur de Rafetot et sa // maraine damoyselle Fransoise // Lullier dame danfreville // [signé:] de La Haye

Suite au f. 153, pour d’autres enfants, semble-t-il…

Notes : (1) Pierre Boutren, 30e abbé du Vallasse (abbaye cistercienne Notre-Dame-du-Vœu), dont il fit achever l’église vers 1540, décédé en 1546, y fut inhumé dans le chœur. On lui consacra une pierre tombale (aujourd’hui dans l’église du Gruchet), où il repose couché sur le dos, les mains jointes, couvert d’une magnifique chasuble ;  sur son bras droit s’appuie le bâton pastoral dont la crosse manque ainsi que la tête du personnage. On lit au bas cette inscription :

(2) Jean de Canonville, seigneur de Raffetot, épouse le 9 février 1536 Antoinette de Rouvroy de Saint Simon [ Dictionnaire de la noblesse ]

Le berceau de la famille de Jacques de La Haye se trouve au hameau du même nom à Vattetot-sur-Mer. La charte de fondation de l’abbaye du Valasse appelle la foret de Lillebonne la Haye de Lintot, Hayam de Lintot.

Jacques de La Haye, + 1584, était le fils de Thomas de La Haye, seigneur de Croixmare, de la Londe Récusson (à Valliquerville, † 1538) et de Jeanne de Régneville, dame de Lintot de la Moissonnerie et de Frémont  
Marié avec Jeanne Goupil (contrat de mariage du 14 mars 1540)
Pierre de LA HAYE, ecuyer, seigneur de Lintot & de La Jurée 1540/-1604 [ voir sa descendance dans la généalogie de Jacques LIGOT] – source : La Recherche de la Noblesse de 1666 pour la Généralité de Rouen dite Recherche de La Galissonnière

Description et photos du manuscrit sur le site Digital Scriptorium

4 Juin 2012
Jean-Luc Deuffic

University of California, Davis, Shields Library, UCD BX2080 A2 1497 : le Livre d’heures d’une famille auxerroise, les Chacheré

Une recherche rapide sur le site remarquable Digital Scriptorium nous a permis de relever un Livre d’heures ayant servi comme Livre de raison à une famille Chacheré d’Auxerre, manuscrit conservé à la Shields Library (Davis, University of California) sous la cote UCD BX2080 A2 1497 (passé à la vente Sotheby’s, \”Western and Hebrew manuscripts and miniatures\” du 16 décembre 1970, Lot 32).

La famille Chacheré a donné plusieurs notaires royaux à Auxerre tout au long des XV/XVIe siècle, dont Guillaume, marié à Marguerite Thierriat, + entre 1552 et 1554.
Manuscrit Auxerre, BM 290 : Protocole de Me Chacheré, notaire à Auxerre (1504-1507)
Manuscrit Auxerre, BM 291 : Protocole de Me Guillaume Chacheré, notaire à Auxerre (1543-1548)

La première naissance inscrite sur le Livre d’heures des Chacheré est celle de \”Clere\” (Claire) née le 3 avril 1497 :


© Shields Library, Davis, University of California, UCD BX2080 A2 1497

[ I ] Ma fille Clere fut née a aucerre le troiziesme jour // danvril lan mil IIIIc IIIIxx et dixsept apres // pasques Et fut tenue sur fons par Clere Chacheré// sa mere grant Pierre Guiart et Johenne fem[m]e de Pierre // Hyvot ses parins et maraines et baptizée a St Eusebe
….

[ III ] Mon filz Guillaume Chacheré fut né a Vincelotes lannée // de la peste le jour de la Trinité XVIme jour de juing lan // mil cinq cens et la tenu sur fons aud. lieu maistre Guillaume // leclerc licencié en loix procureur du roy  nostre seigneur a aucerre Est[ienne?] // Buretran le jeune et Marie Delorme
Ledit Jehan Chacheré religieux a Vezelay  … // …. XXVI juing mil Vc et dix neuf

[ IV ] Mon filz Jehan Chacheré fut né aud. Aucerre le premier // jour de décembre mil Vc et deux. Et la tenu sur fons // maistre Blanchet Dauy (1) licencié en loix Jehan Lescuier de // Michelot et Huguete Delorme femme de Perrenet Fau… // et fut baptisé en l’église Saint Pierre dud. Aucerre.
….
[ XIII ]Mon filz Nicolas nasquit le VIIme jour daoust // lan mil Vc et XIII et la tenu sur fons Reuerend // pere en Dieu frère Nicolas Johannis abbé de Sainct // Marien (2) maistre Guillaume Roze recteur des escoles et // Helene de S..des Et fut baptizé a leglise Sainct // Pierre

En définitive,  Jean Chacheré a indiqué les naissances de ces 15 enfants … du 3 avril 1497 au 1er mars 1518 :
— Clere 3 avril 1497
— Simonete 2 mars 1498
— Guillaume 17 juin 1500
— Jean 1er décembre 1502
— Jeanne 8 juin (ou avril ?) 1504
— Claudine 9 juillet 1505
— Germaine 13 juin 1506
— Pierre 22 juin 1507
— Pierre 23 juillet 1508
— Pierrette 26 juillet 1509
— Anne 26 septembre 1510
— Françoise 4 octobre 1511
— Nicolas 7 août 1513
— Marie 1? (dimanche) novembre 1514
— Une fille  = 1er mars 1518

Notes
(1) Blanchet Davy, lieutenant-général du bailli au siège royal d’Auxerre en 1 507, selon le Procès verbal de la Coutume rédigée en çette année ; Item, en 1512, selon l’enquête sur l’exemption des clercs de la cense. II l’était encore en 1514, 1515 & même selon quelques uns en 1530. Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, Volume 2, Paris, 1743, p. 454. Blanchet Davy demeurait dans la rue de la Tonnellerie en 1522.
(2) Nicolas Johannis. Voir : Procuration des moines de Saint-Marien pour obtenir l’approbation de l’élection de Nicolas Johannis, sous- prieur, en qualité d’abbé (1496-97). Archives départementales de l’Yonne


© Shields Library, Davis, University of California, UCD BX2080 A2 1497
2 octobre 1520 : \”Seing manuel\” de Jean? Chacheré in fine du Livre d’heures

Voir d’autres annotations et description du manuscrit sur le site Digital scriptorium


Auxerre, église Saint-Eusèbe. Vitrail : la création d’Eve. Source .


© Shields Library, Davis, University of California, UCD BX2080 A2 1497. f. 70r.
Cliquer sur la photo pour agrandir

Department of Special Collections, Shields Library, University of California

28 Mai 2012
Jean-Luc Deuffic

Chicago University Library : deux Livres d’heures de provenance française (Heures de Villelume ; Heures de La Chasseigne)

Parmi les Livres d’heures possédés par la Bibliothèque Universitaire de Chicago figurent deux précieux témoins identifiés (mss 348 et 349), faisant actuellement l’objet d’une intéressante exposition : On the Edge : Medieval Margins and the Margins of Academic Life. Le second de ces manuscrits, utilisé comme \”Livre de raison\” pendant un siècle et demi, est en effet en maints endroits noté — de 1573 à 1723 — d’évènements familiaux des seigneurs de Villelume, un important lignage d’Auvergne.


© The University of Chicago Library – Special Collections Research Center – Ms 349, f. 24


© The University of Chicago Library – Special Collections Research Center – Ms 349, f. 23r

Le Vandredy sixiesme aüost // mil six cent soyssante six est // né au poin du jour le quatriesme filz de Nicolas de Villelume [ en interligne : escuyer segnieur de la Roche] et // Ohon (?) et // de dame Jeanne Dubuisson, et est // mort a lage de six mois apres // auoir esté ondoyé, en attandan // pour son parrin monsegnieur …

Description
Parchemin. 315 f. Pagination. Ecriture gothique. 12 miniatures pleine page. 13 petites. Décoration marginale.
Notes concernant la famille de la Villelume, sur 3 feuillets préalables, continuent au f. 60.
Calendrier – Séquences évangéliques – Oratio de Beata Maria – Heures de la Vierge – Psaumes de pénitence – Litanies – Heures de la Croix – Heures du saint Esprit – Office des morts – Prières à la Vierge et à la Trinité – Suffrages aux saints. 4 feuillets de parchemin blancs à la fin.
Biblio
The Blum Collection of Fifteenth Century Manuscripts. Unpublished notice by Herbert Kessler
Décoration
François Avril (conservateur général honoraire du département des manuscrits de la BnF) me fait savoir que l’image du saint Jean est due à l’artiste qu’Ina Nettekoven appelle le Maître de Charles VIII, d’après un livre d’heures apparemment offert  au roi par Antoine Vérard, manuscrit très richement illustré, longuement décrit par E. König dans Leuchtendes Milttelalter, Heribert Tenschert, I, 1989, n° 64. L’artiste parisien se situe dans le sillage stylistique de l’enlumineur que Nicole Reynaud appelle le Maître des Très petites Heures d’Anne de Bretagne, mais que Mme Nettekoven, à la suite de E. König, préfère nommer Maître de la rosace de l’Apocalypse de la Sainte Chapelle (\”Meister der Apokalypsenrose der Saint Chapelle\”).

VILLELUME : d’azur à dix besans d’argent posés 4, 3, 2 et 1
Couronne de marquis
Supports : deux lions
Cri de guerre : Villelume !
Devise : Comes comitis
 
SOURCES :
Généalogie de la maison de VILLELUME et de THIANGES (comte Aymeric de Villelume) :
– Archives du château de Barmontet, à Verneugheol (Puy-de-Dôme)
– Archives du château de Losmonerie à Aixe-sur-Vienne (Haute-Vienne)
– Paris, Archives Nationales, fonds Villelume-Sombreuil, 426 AP.
– Archives départementales de l’Indre, E, fonds Boisé de Courcenay, liasses Villelume
– Paris, Bibliothèque Nationale de France, cabinet des Manuscrits, Fonds Français :
– Pièces originales 17872, 2320, 3007, 3052
– Dossiers bleus 630 et 672
– Nouveau d’Hozier 312 et 333
– Carré d’Hozier 636
– Cherin 208

Grâce à l’amabilité du comte Aymeric de Villelume lequel nous a fourni une importante documentation sourcée sur sa prestigieuse famille (ses armes apparaissent pour la première fois sur la Tapisserie de Bayeux, ca 1077), nous connaissons assez bien les possesseurs du Livre d’heures de Chicago. Ainsi, pour ce qui concerne le couple mentionné sur le feuillet ci-dessus en photo, nous savons que fut établi au château de Fognat (Bellenaves) le 14 décembre 1665 le contrat de mariage de Nicolas-Louis de Villelume, chevalier, seigneur de la Roche-Othon, capitaine des gardes de M. le maréchal de Schomberg (Chalanberg), fils de Louis de Villelume et d’Élisabeth de Bron, avec Jeanne Dubuisson, fille de Nicolas Dubuisson, chevalier, baron de Veauce, et d’Elisabeth Verne, ledit mariage déjà célébré à l’église (Copie aux Archives de l’Indre, E, fonds Boisé de Courcenay, dossier Villelume, pièce 40 et 41).
En fait ce mariage remonte au mercredi 23 octobre 1652, et fut célébré à Saint-Chamond, en l’église du couvent des Minimes, fondée en 1628 par la femme de Jacques Mitte de Chevrières-Miolans, marquis de Saint-Chamond (Procès-verbal de mariage dressé en présence de Pierre de Vidal, curé de Saint Pierre de Saint Chamond ; Pierre Lestang ; Jean Allard, docteur en théologie ; Jean Elejel, écuyer, sr du Crozet ; Claude Allard, écuyer ; François Robert, sieur de Saint-Marcelin, conseiller et médecin du roi et François Mauris, tous habitants de Saint-Chamond. M. de Ville, grand vicaire de l’archevêché de Lyon avait accordé dispense de bans par lettres des 10 et 14 octobre 1652. Archives départementales de l’Indre, E, fonds Boisé de Courcenay, dossier Villelume, pièce 36) :


Cloître du couvent des Minimes de Saint-Chamond (aujourd’hui mairie)

Nicolas-Louis de VILLELUME, chevalier, seigneur de La Roche-Othon, Valon, Closrenaud (du chef de sa femme), Pontcharraud (par héritage de son frère Thomas. Il en rendit hommage au roi le 18 mars 1689 — Original aux Archives Nationales P 475, c. 12 –- Cf. Dom Bethencourt : Noms Féodaux, suivi du dénombrement, 12 mai 1689- La Roche-Othon : “Premièrement consiste ledict fief en maison basse, portail, chambres au dessus, boulangerie, escurie et cour, le tout renfermé de fossez, pont-levy … Plus deux petits estangs et deux pescheries proche ledict lieu, avec un bois de futais et lieu seigneurial, etc…”. ), etc…; demeurant en son château de La Roche-Othon. Mort à la fin de 1689 ou au début de 1690 (il avait testé ainsi que sa femme le 14 février 1666).
En 1664, un rapport au roi Louis XIV le qualifie de “Galant homme qui est dans le service” (Paris, BnF, Mss, Cinq Cent de Colbert, n° 277). Le 1er avril 1689, il était encore convoqué au Ban à Moulins, mais il dût se faire remplacer par son fils Louis de Villelume, écuyer (Paris, BnF, Fonds Clairembault 952). Il fut maintenu dans sa noblesse avec son père en 1666 par ordonnance de Lambert d’Herbigny, intendant du Bourbonnais (archives du château de Losmonerie ; analyse aux archives départementales de l’Indre (cf. E. Hubert, Inventaire du Chartrier de Boisé, n° 286).

D’où sont issus :
§ Suzanne-Henriette de VILLELUME, dame de La Roche-Othon : née le samedi 8 février 1653, baptisée le vendredi 3 septembre 1655 à Saint-Gérand-de-Vaux, mariée le 8 février 1689 (mardi) avec Antoine de Biotière, écuyer, seigneur de Pochonière, puis de La Roche-Othon (du chef de sa femme), fils d’Antoine de Biotière, chevalier, seigneur de Pochonnière (paroisse de saint Marcel-en-Murat) et de Gilberte de Biotière. Contrat du 8 février 1689 (Mention dans la vente de Closrenaud : Archives départementales de l’Indre, E, fonds Boisé de Courcenay, dossier Villelume, pièce 59 et 60).
§ Catherine de VILLELUME, dame de Closrenaud, mariée le samedi 15 mars 1687 en l’église de Chateloy avec Gaspard de Biotière, Chevalier, décédée après 1692.
§ Henri de VILLELUME Le 17 mars 1688 rend hommage au roi (Archives Nationales P 474, c. 738) : \”Nous nous sommes avec le dit Sr de Villelume, transportés au devant de la grande et principale porte du Château de cette ville de Moulins .. où estant ledit Sieur de Villelume ayant posé son espée et esperons, teste nue et à genoux, a baisé le verrou de ladite porte en signe de foy et hommage…\”. Meurt avant février 1689.
§ Anne de VILLELUME : assiste au mariage de sa soeur Catherine au printemps 1687 (Registres paroissiaux de Chateloy, Archives communales d’Hérisson).
§ Louis de VILLELUME, né à Hérisson, au château de La Roche-Othon, baptisé le samedi 14 janvier 1662 à l’église prieurale de Châteloy. Chevalier, marié le lundi 24 octobre 1689 avec Claire de Fougières († 1741) – Mort sans descendance légitime vers 1695 (avant le 24 février 1696), laissant pour héritières ses soeurs : Suzanne-Henriette et Catherine de Villelume, le château de La Roche-Othon passa aux Biotière qui le vendirent en 1751 aux Fougières .

Résumé de la succession des Villelume, sgr de la Roche-Othon
Pour plus de détails voir la généalogie de la Villelume (par le comte Aymeric de Villelume) citée plus haut


Source : Bulletin de la Société d’émulation du Bourbonnais, t. 23, 1920, p. 314-315



Château de la Roche-Othon, où sont nés plusieurs des enfants de Nicolas de Villelume et de Jeanne Dubuisson. Source : Inventaire / Châteaux, Fiefs, Mottes, Maisons fortes et Manoirs en Bourbonnais, par René Germain

A Hérisson, l’église romane de Chateloy abrite une chapelle des Villelume, édifiée au 16ème siècle. Espérance de Sauzay, fille de Jean de Sauzay, écuyer, seigneur du Montet, qui épousa le 25 juillet 1573 Jean de Villelume, y fit peindre la fresque représentant saint Christophe, comme en témoigne l’inscription : “Esperance Desauzay 1580”. Parmi les écus armoriés de la litre funéraire un mi-parti  Villelume, et d’or au chevron de gueules, accompagné de trois perroquets de sinople qui sont les armes d’Elisabeth de Bron, qui épousa Louis de Villelume le 21 novembre 1621 (seconde photo, écu de froite)
 

Source

Autre partie de la chapelle : cliquer sur la photo pour agrandir [ Wikipedia ] – On devine à droite un écu mi parti, de Villelume

A propos de la famille Dubuisson, nous avons découvert en parcourant le Net, cette pièce qui se trouverait à Oran, en Algérie :

0_0adubuisson_oran.jpg
Sources

Monsieur PIERRE DVBVYSSON ecvyer seigneur de FOGNAT a fait batir cette chapelle e[n] exe[cvtion] dv testament de GABRIEL son beav-frere vivant e[cvyer] seig[nevr] DORVALET patron fond[atevr] et bien[faitevr] de cette eglise 1686

Dubuisson : d’azur à l’épée haute d’argent garnie d’or accompagnée de trois molettes d’éperon à cinq pointes du même. Devise : Qui s’y frotte s’y pique.
Bourderel : d’azur à trois épis de blé d’or, tigés et feuillés de même

Cet objet a du être retiré de l’église de Saint-Pourçain-Malchère réunie à Lusigny en 1827. En effet, nous trouvons cette mention \”Lusigny. Construction d’une chapelle en l’église de Saint-Pourçain, en 1686, par Pierre Dubuisson, en exécution du testament de Gabriel Bourderel\”, dans le Bulletin du Comité de la langue, de l’histoire et des arts de la France, t. 4, 1857, p.186, qui ne laisse aucun doute. De même, dans l’Armorial du Bourbonnais, Moulins, 1857, p. 96 :  \”Les armoiries de cette famille (BOURDEREL) se voient accolées à celles des du Buisson, à la clef de voûte de la chapelle d’Orvalet, dans l’église de Saint-Pourçain-de-Malchère, prés de Moulins ; elles sont accompagnées d’une inscription relative à la fondation de cette chapelle, en 1686\”.

Sur ce Pierre Dubuisson, voir aux Archives départementales de l’Allier : Commune de Lusigny. E. Suppl. 1096. (Liasse.) — 8 pièces, papier (GG. 33). Paroisse de Saint-Pourçain-Malchère. — Sentence de la sénéchaussée de Bourbonnais condamnant Pierre Du Buisson, écuyer, seigneur de Fognat, et Marguerite Bourderel, sa femme, à payer à Jean Besson, curé de Saint-Pourçain, une portion congrue de 300 l. par an, en échange des dîmes et gros de sa cure qu’il leur abandonne (16 juin 1688).

En 1641, haut et puissant seigneur messire Nicolas du Buysson (le père de Jeanne, du Livre d’heures), écuyer, seigneur et baron de Veauce, de Bousset, de Fognat et du Beirat, seigneur de la Chaise et de Closrenaud, conseiller du roi en ses conseils, trésorier de France, et général des finances en la généralité de Moulins, puis conseiller d’état et maître d’hôtel ordinaire du roi. Le 25 juin 1641, il rendit foi et hommage au roi Louis XIV de la seigneurie et baronie de Veauce, devant les officiers du bureau des finances à Moulins. Par acte reçu Rabusson, notaire, le 3 mai 1667, Nicolas du Buysson vendit à messire Amable de Blich, écuyer, seigneur de Laidate, président et lieutenant-général en la sénéchaussée d’Auvergne, à Riom, les terre, fief et baronie de Veauce, pour le prix de quatre-vingt douze mille francs. Tablettes historiques de l’Auvergne, VII, 1846, p.301.

Nicolas du Buisson, quatrième fils d’André, chevalier, seigneur de la Cave, Mont, et de Louise de Lingendes, né le 16 mars 1589, épousa en premières noces de Elisabeth Verne du Fraigne (30 novembre 1610) ; en deuxième, Gabrielle Bertrand du Chassin, veuve de Pierre de Jonas (16 juillet 1640) ; en troisième, Françoise de la Rouëre-Chamoy, veuve de Jehan de la Roche-Savignat, 1661. Décédé vers 1670.

Jeanne du Buisson, femme de Nicolas de Villelume, citée au Livre d’heures de Chicago : elle reçut 36 000 livres en dot, somme comprenant la terre de Closrenaud et ses appartenances ; elle eut en préciput habits, bagues et joyaux ou la somme de 1 200 livres, une haquenée harnachée ou 300 livres, le tout à son choix. En cas de viduité, elle aura son habitation dans la moitié du château de La Roche et on lui laissera les meubles suffisants pour garnir deux chambres et une cuisine, le tout selon sa condition (Archives départementales de l’Allier, B 745). Elle vendit le 22 mai 1692 la terre et seigneurie de Closrenaud à ses gendres Gaspard et Antoine de Biotière, à charge pour eux de l’éviction dont elle était victime.

Remerciements à : Mr le comte Aymeric de Villelume –  Aden Kumler (Assistant Professor / Department of Art History / University of Chicago – Nancy Thebaut et Beth Woodward (PhD students in Art History, University of Chicago) – Daniel Meyer, Director, Special Collections Research Center, University of Chicago Library – François Avril (conservateur général honoraire du département des manuscrits de la BnF)

LES HEURES DE LA CHASSEIGNE

Le manuscrit 348, un Livre d’heures à l’usage de Rome, de la Bibliothèque Universitaire de Chicago provient de la famille de La Chasseigne. Passé par plusieurs ventes (voir la base Schoenberg), nous en donnons ci-dessous la description qu’en fait le catalogue des Livres précieux et … manuscrits avec miniatures composant la bibliothèque de M. E. M. B. (E. M. Bancel), du 8 mai 1882 :

16. OFFICE DE LA VIERGE (en latin). Gr. in-8 mar. brun, compart. à fr. doublé do moire cramoisie, tr. dor. (Cape.)
BEAU MANUSCRIT SUR VÉLIN, exécuté en France à la fin du XVe siècle, composé de 92 f. Il est écrit en caractères demi-gothiques, avec des lettres initiales peintes en or et eu couleurs, et est enrichi de HUIT GRANDES et de SEPT PETITES MINIATURES d’une grande beauté, dont plusieurs diffèrent essentiellement de celles que l’on voit presque uniformément dans les livres d’Heures.
La forme des grandes miniatures est celle d’un parallélogramme cintré par le haut. La première représente saint Jean assis au pied d’un rocher boisé, s’apprêtant à écrire sur un rouleau de parchemin ; devant lui un aigle d’or tient l’écritoire suspendu à son bec.


© The University of Chicago Library – Special Collections Research Center

La seconde nous montre l’arbre généalogique de Jessé ; on remarque sur l’arbre, parmi les douze personnes qui s’y trouvent, le roi David jouant de la harpe et regardant au sommet la Vierge, le bas du corps caché dans un lis blanc, tenant son divin fils dans ses bras. La troisième a pour sujet l’Annonciation ; la quatrième, Jésus sur la Croix, entouré de soldats et de saintes femmes ; la cinquième, la Descente du Saint-Esprit. La sixième représente vraisemblablement CHRISTOPHE DE LA CHASSEIGNE, pour qui fut exécuté ce manuscrit ; il est à genoux, vêtu d’une longue robe marron, au pied de la Vierge qui tient sur ses genoux le corps de son fils. La septième a pour sujet David (?) assis sur un trône ; devant lui un soldat, un genou à terre, lui présente une lettre ; dans le fond, on aperçoit une nombreuse troupe d’hommes armés. La huitième, qui doit représenter le Mauvais riche et Lazare, est intéressante par les détails. On y voit un seigneur richement vêtu à la mode de l’époque de Louis XII, à table près d’une dame, devant eux un domestique un genou à terre pose un plat sur la table ; dans le fond, des domestiques et des chiens poursuivent Lazare sous les traits d’un lépreux tenant à la main une claquette. Les petites miniatures de forme presque carrée (haut, et larg. 35 à 40 mill.) offrent les sujets suivants : la Visitation, la Nativité, l’Annonciation aux bergers, l’Adoration des rois mages, la Présentation au Temple, la Fuite en Êgypte, le Couronnement de la Vierge.
Les marges de toutes ces miniatures sont entourées de bordures décorées d’arabesques, de fleurs, d’oiseaux, d’insectes et d’animaux bizarres sur fond d’or. Les marges extérieures des autres pages sont ornées de bordures pareilles.
La conservation de ce manuscrit est parfaite, et les miniatures, toutes rehaussées d’or, sont d’une fraîcheur et d’une richesse étonnantes.
Une note manuscrite placée en tête du volume, signée Sainte Marie, nous apprend que ce beau livre a appartenu à CHRISTOPHE DE LA CHASSEIGNE, seigneur de la Chasseigne, de Rosemont, d’Uxeloup, de Cerinoise, etc. Ses armes (d’azur à la fasce d’argent, chargée d’un lévrier courant de sable, colleté d’argent, cloué de gueules et accompagné de trois glands d’or posés deux en chef et un en pointe) sont placées au bas de la deuxième miniature : quant aux armes que l’on voit au bas de la cinquième, ce sont probablement celles d’une alliance…
M. de Sainte-Marie, l’auteur de la note placée au verso du premier feuillet, était colonel d’état-major, chevalier de Saint-Louis, et fut l’un des fondateurs du couvent des Carmélites qui s’établit en 1818 à Nevers. (Note : Louis de Sainte Marie, auteur des Recherches historique sur Nevers, 1810. Louis-Marie Rapine de Sainte-Marie, seigneur des Meures, né et mort à Nevers (1774-1841), écrivain et historien, servit dans les armées de Condé, rentré en France en 1798, il participa à la vie publique à Nevers, comme adjoint au maire, puis député de la Nièvre ; il épousa Geneviève Gayault de Maubranche)


© The University of Chicago Library – Special Collections Research Center – Ms 348

 
Pour François Avril, ce manuscrit est indubitablement de facture parisienne (et non rouennaise), datable de l’extrême fin du XVe siècle ou des alentours de 1500, et s’inscrit parfaitement dans la tradition inaugurée par l’illustre Maître François, mais évidemment d’un aspect de plus grande lourdeur.

De l’ancien manoir de La Chasseigne, datant du XVe siècle, et situé à Saint-Parize-le-Châtel il ne reste plus que le porche composé de deux tours :


Le château de La Chasseigne. Source : Olivier Pasteur.

M. de Soultrait, dans son Armorial du Nivernais, dit que les La Chasseigne, d’abord simples paysans de Saint-Parize-le-Chatel (Nièvre), au milieu du XVe siècle, s’élevèrent très rapidement au rang de la plus haute aristocratie du duché de Nivernais. Christophe de la Chasseigne, président de la Chambre des Comptes, personnage très important et fort riche, fut confirmé dans son ancienne noblesse par Henri IV en 1593, sur le vu d’un certificat délivré par Henriette de Clèves, duchesse de Nivernais.

Remerciements à François Avril pour ses aimables commentaires avisés.

14 Mai 2012
Jean-Luc Deuffic

Des Heures inachevées ….

Les Livres d’heures inachevés ne sont pas très nombreux. Un bel exemple est celui de la Bancroft Library de l’Université de Berkeley (UCB 167), acquis à la vente Sotheby’s du 23 juin 1998 (lot 68), manuscrit du XVe siècle assez complexe (plusieurs mains, enluminures enlevées, décoration non terminée…). 247 f.  126 x 87 mm.
Une miniature inachevée … : le Couronnement de la Vierge ? Conuuerte nos Deus salutaris noster. Et…


© Berkeley University, Bancroft Library

Décoration marginale et initiale inachevées … : Psalmus 94 :
Venite adoremus // Venite exutemus (sic) Do//mino iubilemus // Deo salutari nostro pre//occupemus faciem eius // in confessione et in psal//mis iubilemus ei.  Re//gem cui omnia vivunt, veni // Quoniam Deus ma//gnus Dominus, et Rex // magnus super omnes // deos  quoniam non [repellet Dominus plebem suam,quia in manu ejus sunt omnes fines terrae  et altitudines montium ipse conspicit].
 
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© Berkeley University, Bancroft Library

Une initiale \”D\” inachevée … Doulce dame de misericorde mere de pitié fonta[ine de tous biens…] (= Les Quinze Joies de Notre Dame)


© Berkeley University, Bancroft Library

Le peu d’éléments à notre disposition pour identifier l’origine de ce Livre d’heures nous incite à le placer vers l’Ouest de la France : présence de saint Julien du Mans, de saint Gatien de Tours …. Au f. 1r, la paraphe d’un possesseur breton (XVII/XVIIIe ?) : \”Je suis a [gratté] Ploujan. M: Le Guen \”. Ploujean est une ancienne commune du Finistère rattachée à Morlaix depuis 1960.

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© Berkeley University, Bancroft Library

Description du manuscrit avec images, dont plusieurs enluminures inachevées, sur le site Digital Scriptorium

12 Avr 2012
Jean-Luc Deuffic

Auction : Livre d’heures de l’ancienne collection Delignières de Bommy (1764-1845)

La vente de la Librairie Henri Godts — Bruxelles 1050 Brussel —  du mardi 24 AVRIL 2012 nous propose au lot 321 — (Religion) – Livre d’heures en latin avec quelques prières en français, illustré de 14 miniatures. In-12° : [112] f. de peau de vélin (85 x 145 mm), pagination moderne partielle au crayon, 14 enluminures avec texte aux versos. 6 f. de calendrier en français rédigé à la plume d’or et encres bleue et rouge, agrémenté de lettrines peintes en blanc sur fond or. 106 f. de texte : Évangile selon saint Jean, les heures, les 7 psaumes de pénitence, la litanie des saints, le vigile des morts, le chant de Notre-Dame, les lectures divines et les antiphones. Le tout en latin et suivi de quelques prières en français.
– Écriture soignée en “lettre batarde” (justication 115 x 50 mm), 25 lignes par page, le tout réglé et ornementé de lettrines de 2 lignes peintes en blanc sur fond or, d’initiales dorées sur fond bleu ou rouge et de bouts de lignes dessinés à la plume d’or sur fond bleu ou rouge.
– Enluminures (14) avec encadrements rectangulaires (124 x 58 mm) : saint Jean dans un paysage.- l’Annonciation.- la Visitation.- le Christ en croix avec la Vierge et saint Jean.- la Pentecôte.- la Nativité.- l’Annonciation aux bergers.- l’Adoration des rois mages.- la Circoncision.- la Fuite en Égypte.- le Couronnement de la Vierge.- le roi David.- Job.- la Ste Trinité.
– Localisation & datation : Nord-Pas-de-Calais (le calendrier mentionne au 10 février une sainte très particulière : Austreberthe de Pavilly, née en 630 à Thérouanne, morte en 704).
Travail de la fin du 15e siècle ou c. 1500. (source : Catalogue)
– – –
L’écriture serait plus des années 1530, et la présence de sainte Austreberthe, même si celle-ci est originaire du Ponthieu (peut-être est-ce pour cela que ce LH faisait partie de la collection de Delignières de Bommy ?), n’est pas caractéristique du calendrier nordiste : on la trouve même plus généralement dans les manuscrits normands, de Rouen, haut-lieu d’écoles d’enluminure de la Seine-Maritime, où une commune et une rivière portent son nom dans le canton de Pavilly. Voir quelques exemples sur le CALENDOSCOPE de Denis Muzerelle. Le style de la décoration corroborerait une localisation normande de ce Livre d’heures (merci à François Avril pour ses remarques).
– – –
Provenance : J. A. J. Delignières de Bommy (ex-libris armorié gravé) dont la vente du “Cabinet artistique et archéologique” eut lieu à Abbeville le lundi 27 mai 1872.

 

Catalogue en ligne avec autres illustrations sur le site de Librairie Godts :
http://www.godts.com/fr/contenu/db_result.asp?t=1&from=301&to=323
ou à partir de Bibliorare :
http://www.bibliorare.com/cat-vent_godts9-03-10.htm

Catalogue de la vente Delignières de Bommy du 27 mai, et jours suivants, 1872 : pour les manuscrits et Livres d’heures, p. 39sq [ en ligne sur Gallica ] – La Bibliothèque nationale acheta une collection de chartes sur le Pontieu (Nlle acq. lat. 2119) et un exemplaire d’une traduction de la Consolation de Boèce, copié par Raoulet d’Orléans (Nlle acq. fr. 1982). L. Delisle, Cabinet des manuscrits, II, p. 317.
Rare Book & Manuscript Library University of Pennsylvania Ms. Codex 660 : Le Château périlleux. XVe s. [ description ]

LIEN : un trésor : les albums Delignières à Abbeville [ en ligne ]

Voir une liste de quelques manuscrits de Delignières de Bommy passés en ventes publiques sur la base Schoenberg


Ex-libris de / J. A. J. DELIGNIERES DE BOMMY / Ecu en forme de coeur : d’argent à la bande de gueules

A voir également à cette vente :
320 — Guillaume d’AUXERRE (Gullielmus ANTISSIODORENSIS). \” Summa aurea\”. [ PARIS, SECONDE MOITIÉ DU 13E SIÈCLE]. In-f° : [13, 227] f. sur vélin fin (335 x 225 mm). 59/60 lignes par page. Écriture gothique (\”littera textualis\”) sur 2 colonnes agrémentée de lombardes avec queues d’arabesques tirées à la plume à l’encre bleue et rouge, entièrement rubriqué.
322 — Fragment d’un livre de dévotion sur parchemin, à situer et à dater (sur base de l’ornementation des 2 grandes lettrines) dans la Hollande septentrionale au milieu du 15 siècle

10 Avr 2012
Jean-Luc Deuffic

Les Heures de Guillaume de Fleury ?

Liber Antiquus de Paul Michael Dowling, propose à la vente un Livre d’ Heures à l’usage de Paris :


© Liber antiquus

Livre d’heures à l’usage de Paris. Latin et français. Paris, seconde moitié du XVe siècle.
195 x 125 cm. 144 f. (de 148), non folioté. I (6), II (6), III (7 de 8, manque f. 6), IV-XVIII (8), XIX (5 de 8, manques f. 6, 7, 8). Avec un cahier additionnel : (7 de 8, manque f. 1).
Des Heures de la croix, du XVIe s. ont été reliées avant le calendrier. Reliure parisienne ca. 1590 :


© Liber antiquus

Reliure avec monogrammes (\”DD\”, \”AV\” et \”AR\”)
Texte généralement sur 17 lignes (106 x 76 mm.), réglé en rouge, écriture gothique
Cinq  enluminures pleine page :
1. L’ Annonciation
2. La Crucifixion
3. La Pentecôte 
4. Le roi David
5. Job sur son tas de fumier

Provenance (d’après graphies du catalogue en ligne)  : Les naissances de deux membres de la famille Fleury sont enregistrés au f. 147v : Jehan en 1498, qui mentionne Harencourt, et Pernelle, en 1502, assisté de Pierre Pala, prieur d’Abenville, Anne d’Izi et Jehan de Fleury, ses cousins.
Peut-être ce Livre d’heures a-t-il été à l’usage de Guillaume de Fleury, père de Pernelle ? (1)

Le manuscrit est passé à la fin du XVIe siècle à un membre de la famille Ricard, sans doute Aleanor, femme de Jacques de Ricard. Les naissances de plusieurs enfants sont enregistrés sur les pages de garde de papier en tête du manuscrit. La première naissance, une fille, Anne, morte jeune, à Nemours, au sud de Paris, la seconde à Nanteau-sur-Essonne, le troisième à Montingny-sur-Loire et le quatrième à Harencourt. Le monogramme « AR » de la reliure est-il pour cette Aleanor Ricard ?

(1) Perronne de FLEURY, veuve de noble homme Jean de Tiville, écuyer, seigneur de Séry et de Nagobert, fille de Guillaume de Fleury, écuyer, seigneur de Ruperfonds, de Boutervilliers, et de Jeanne de Requiers (Regnier ?), Dame d’Harocourt, épousa, par contrat passé à Etampes, le 6 juin 1532, François De La Barre, \”Chevalier de l’Ordre du Roi, l’un des 100 Gentilshommes de son Hôtel, Seigneur d’Arbouville, Groslieu, Vaubenard, d’Harocourt, des grand & petit Jouanais & de Bandeville\” (Sources : De La Chenaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, II, Paris, 1863, p. 357 – Hugues-A. Desgranges, Nobiliaire du Berry

http://www.liberantiquus.com/index.html

30 Mar 2012
Jean-Luc Deuffic

Auction 4 avril 2012 : Heures à l’usage d’Evreux

La vente De Baecque du 4 avril prochain présente deux Livres d’heures dont un identifié à l’usage d’Evreux. On aurait aimé du catalogue des descriptions un peu plus développées …

305 MANUSCRIT ENLUMINÉ. HEURES A L’USAGE D’EVREUX. ATELIER DE ROUEN, XVe s. (?). Un volume, in-8, de 77 f. de parchemin, reliure ancienne en veau marron sur ais, deux fermoirs métalliques. Dos à nerfs proéminents portant le titre et quatre palettes dorés. Plats ornés de fl eurs de lys dorées : trois au centre de chaque plat, en triangle, et
une dans chacun des angles.
Manuscrit de 77 f. (non chiffrés) de 185 × 130 mm. Justification : 100 × 65 mm. Réglure à l’encre rouge, 15 longues lignes par page. Écriture gothique rédigée à l’encre noire, titres à l’encre rouge.
Nous avons 12 f., de calendrier, manuscrit en bleu, rouge et or ; suivent les diverses prières, psaumes et litanies. Ces textes sont accompagnés par sept peintures à pleine page. Ces peintures représentent la Nativité, l’Adoration des Mages, la Circoncision, la Fuite en Égypte, le Couronnement de la Vierge, la Crucifixion, la Pentecôte. Les visages sont expressifs, les drapés recherchés, les couleurs fraîches et variées. Ces sept peintures surmontent chacune une lettrine à l’or et à la couleur avec quelques lignes de texte et des bordures décorées de multiples points d’or, de feuillage, fleurs, fruits et animaux à la couleur. Le reste de la décoration consiste en lettrines avec des enluminures comparables à celles déjà citées, sans oublier les bouts de ligne à l’or avec fonds rouge et bleu. Avec une belle vignette ex-libris armoriée et peinte.

306 MANUSCRIT SUR VÉLIN. LIVRE D’HEURES. s. l., s. n., s. d. (XVe siècle ?). Un volume, in-12, 114 × 85 mm, d’environ 270 f. de fi n vélin manuscrits recto verso. Pleine reliure ancienne (XIXe siècle ?) en basane fauve. Dos à nerfs orné de fleur de lys dorées, décor fl oral et fleurdelisé dans un encadrement doré sur les plats, tranches dorées. Quelques salissures sur quelques feuillets. Les premiers et les derniers feuillets sont manquants. Manuscrit liturgique à 18 lignes par page, calligraphié en lettres batardes noires. Majuscules de gros calibre en bleu et rouge. Les majuscules bordant les marges extérieures sont souvent enrichies d’arabesque en rouge ou violet. Onze grandes initiales sont richement décorées de motifs fl oraux en plusieurs couleurs et or, et occupent la plus grande partie de la marge voisine, quelquefois des marges supérieure et inférieure.

Catalogue en ligne sur Bibliorare [ lien ]
Site web de De Baecque [ lien ]

LIENS
Heures à l’usage d’Evreux, exemplaire numérisé de la Bibliothèque municipale de Bordeaux, 6 BTQ [ lien ]

Heures à l’usage d’Evreux de Berkeley, University of California, Bancroft Library, BANC MS UCB 131 [ Digital Scriptorium ] – Description [ lien ] – Porte : \”D. Bercé De courpont 1714, M (?)\” = Denis Berée de Courpont, avocat au grand conseil, fut pourvu de cet office de président en l’élection par lettres patentes du roi données à Fontainebleau le cinquième de septembre 1714 (ADE C 1501) ; auteur en 1714 d’une Histoire des seigneurs et château de Dangu dédiée au maréchal de Luxembourg (ADE, E 198) – Possédait un exemplaire des Chroniques de Normandie, aujourd’hui à la Bibliothèque nationale de Vienne, 2629 – possédait la \”Relation historique d’un bourgeois de Gisors …\” (Paris, BnF, Fr. 13674), voir Journal d’un bourgeois de Gisors, p. XIX, etc.


© Berkeley, University of California, Bancroft Library. f. 42. Nativité

Vente du 17/05/11 – Pierre Bergé & associés : Lot 9 : […]. Livre d’heures à l’usage d’Évreux. Manuscrit sur vélin. 1477, in-12 de I papier + 79 f. + II papier, écriture textura à l’encre brune sur 16 longues lignes, justification 84 x 70 mm. Maroquin noir, décor à froid sur les plats, dos à nerfs orné selon la même technique, tranches dorées (reliure du XVIIIe siècle). Texte : Lacune du calendrier ? f. 1-2v Péricopes des évangiles selon saint Jean et saint Marc f. 3-5v Heures de l’Immaculée conception f. 7-34 Heures de la Vierge à l’usage d’Évreux f . 35-46 Psaumes de la pénitence suivis des litanies f. 46-49v Heures de la Croix suivies des Heures du Saint-Esprit f. 50-70v Office des morts f. 71-76 Obsecro te suivi du O Intemerata f. 76-78 Prières à dire en traversant un cimetière Avete omnes, puis Domine Ihesu christe f. 79v colophon « L’an mil iiiic lxxvii furent faictes ces heures a… qui les trouvera… » suivi d’une oraison Une miniature : F. 7 Annonciation Dimensions : 135 x 95 mm. [ lien ]

13 Mar 2012
Jean-Luc Deuffic

Heures à l’usage de Rome par le Maître de Jean Rolin (?)

A la Mostra del Libro Antico 2012, Giuseppe Solmi Studio Bibliografico   présente un intéressant Livre d’heures à l’usage de Rome, dont la décoration est attribuée au Maître de Jean Rolin.


Heures à l’usage de Rome. Paris, ca 1460.

204 f. 195 x 130 mm. 14 lignes. Décoration : douze grandes miniatures et trois initiales historiées. Les enluminures peuvent être attribués au Maître de Jean Rolin, reconnaissables à la douceur des visages féminins. Provenance : Charles de Brosses (1709-1777, historien, auteur des Lettres d’Italie), le timbre de sa bibliothèque en garde. Le livre a été donné à \” M. Rogier 26 mars 1836\” – John Gilchrist Clark.
Manuscrit passé à la vente Christie’s du 29 novembre 2000 : Important illuminated manuscripts, printed books and autograph letters [N° 6147], lot 18.

Sur le Maître de Jean Rolin, voir F. Avril & N. Reynaud, Manuscrits à peintures, 1993, p. 39-45, etc…

Sur Charles de Brosses [ Wikipedia ]. Sa bibliothèque dispersée en 1777. Marc-Antoine Chartraire de Bourbonne, en acquit une grande partie. certains ouvrages à la bibliothèque de Dijon. Catalogue des livres de feu Mr. de Brosses, premier président du Parlement de Dijon, Chez L. N. Frantin, 1778 – 105 p.
Voir Françoise Weil, \”La Bibliothèque du président de Brosses\”, dans Charles de Brosses et le voyage lettré au XVIIIe siècle, édition préparée par Sylviane Léoni, EUD, Dijon, coll. « Écritures », 2004.

http://www.mostradellibroantico.it/it/dettaglio/12/28.html

Voir également à cette Mostra del Libro Antico 2012, présenté par Libreria Antiquaria Pregliasco, un Livre d’heures, ca 1450, Bruges ? http://www.mostradellibroantico.it/it/dettaglio/34/164.html et [ lien ]

13 Mar 2012
Jean-Luc Deuffic

Les Livres d’heures des joyaux de la couronne de France : inventaire de 1560

Voici la liste des Livres d’Heures du \”trésor\” de la couronne établi d’après l’inventaire de 1560. Que sont-donc devenues toutes ces richesses ? L’inventaire de 1418, dressé sous Charles VI, ne signalait alors qu’une paire de très petites Heures avec ses ais d’or et son étui [ lien ]
 
— Une paire d’Heures d’ebene à feuillaige damasquin d’or enrichies de petitz rubiz bordés d’or estimées C
— Une autre paire d’Heures couvertes de veloux cramoisy garnie d’un Arbre Jessé d’or estimées CX
— Une autre paire d’Heures en ovalle garnies d’or où il y a ung roulleau entrelacz à jour avec quelques histoires estimées VIIxx
— Une autre paire garnies d’or emaillées de blanc où est l’histoire de la Passion taillée à jour estimées XXXVI
— Une autre petite paire d’or de croix emaillées de blanc estimées XXX
— Une autre paire à fons bleu taillées de moresques d’or garnies de petitz rubiz emerauldes et diamantz estimées L
— Une autre paire garnies d’or où il y a ung pillier qui brusle et le fons d’acier estimées XXV
— Une autre paire d’or taillées d’espargne et enrichies de deux triangles de diamantz et plusieurs petitz rubiz estimées VIIIxx
— Une autre paire garnie d’argent doré où il y a une teste de saint Pierre ouvraige de Limoges estimées VIII
— Une autre paire garnie d’or où il y a ung bord emaillé de noir et le fons d’une histoire de Job estimées XXXV
— Une autre paire ouvraige de juif estimées XX
— Une autre paire garnie d’or et les bordures ouvraige de juif et le dedans taillé de bastaille histoire de la Passion estimées XXV
— Une autre paire garnies d’or où il y a ung Moyse regardant Dieu en ung buisson estimées XXX
— Une autre paire taillées de bastaille avec ung petit roulleau à l’en tour emaillées de blanc estimées XX
— Une autre paire garnies d’or où il y a de petitz grenatz taillez à façon estimées XX
— Huict paires de petites Heures garnies d’or taillées de taille d’espargne et emaillées de noir estimées VIxx
— Deux autres paires garnies d’or et enrichies de petitz rubiz et camaheux estimées XL
— Une autre paire rondes garnies de façon de demye taille estimées XL VIII
— Une autre paire garnie d’or sans email où il y a ung petit saint Francoys emaillé de noir estimées XXV
— La couverture d une paire d’Heures d’agatte garnie d’or estimée XII
— Deux autres petites garnies d’or et des histoires emaillées de bas taille estimées XXX
— Une autre paire garnies d’or et le fermait de quatre perles estimées XXV
 …
— Deux couvercles d’Heures garniz d’or emaillez de blanc et de noir estimez VI

— Une paire d’Heures de velin les lettres et figures taillées à jour estimées L
— Vingt et une paire de petites Heures couvertes d’argent et plusieurs lettres J. et danses sic estimées IIc
— Vingt deux autres paires garnies d’argent doré les unes par les bordz et les autres par les encoigneures estimez IXxx
— Vingt six autres paires garnies d’or avec leurs coignures et fermoirs dont il s’en trouve l’une d’or et d’argent estimées IXxx

Source : Revue universelle des arts – pour l’introduction [ en ligne ]


© BnF. Reliure d’orfèvrerie des Évangiles de la Sainte-Chapelle
Paris, XIIIe-XIVe siècle [ lien ]

Biblio : Germain Bapst, Histoire des joyaux de la couronne de France d’après des documents inédits, 1889 [ en ligne ]

 

12 Mar 2012
Jean-Luc Deuffic

1536 : Enquête pour retrouver un Livre d’heures de François Ier


1535 (1536), 11 février

Extraict des registres de la tour carrée [Paris, Archives nationales, K 84, n° 32. Copie]

Ce jour Françoys de Venois, maistre d’hostel du cardinal de Lorraine (1), a presenté aux juges ordonnez par le Roy sur le faict de la réformation de ses finances en la tour carrée unes lectres missives du Roy par lesquelles le dict seigneur leur mandoit qu’ilz eussent à luy envoyer par le dict de Venois unes heures escriptes en parchemin historiées couvertes de deux couvercles d’or apartenant au dict seigneur qui ont esté trouvées entre les biens de feu messire Jehan de la Barre (2), en son vivant chevalier, sieur de Veretz et prévost de Paris, estans en la maison de feu Jehan de Poncher (3), mis en mains et baillez en garde à Lois Malingre, huissier des requestes du Palais. Après que les dictes lectres ont esté leués, les dictz juges ont mandé le dict Malingre Auquel après serment par luy faict de dire la vérité, a esté demandé s’il avoit les dictes heures et qu’il les mist par devers les d. juges. Lequel a dict et declairé qu’il n’avoit les d. heures et qu’il ne povoit mectre par devers iceulx juges, à cause que par vertu de certaine sentence donnée par les gens tenans les requestes du palais à Paris, il avoit baillé et delivré les dictes heures avec autres biens qui ont apartenu au dict feu de la Barre et par commandement de Me Guillaume de Vaudetar, conseiller du Roy en la court de parlement, et es dictes Requestes du palais, exécuteur de la dicte sentence à maistre Jacques de Troyes, advocat en la court de parlement, procureur de dames Denise de la Barre, femme de messire Jehan d’Estouteville (4), chevalier Sr de Villebon et à present prevost de Paris. Marguerite de la Barre, femme de messire François de Courtenay, aussi chevalier, Sr de Bleneau, bailly et gouverneur d’Auxerre, et de damoiselle Renée de la Barre, femme de Charles de la Vary, sieur de Lisle Savary, filles et héritières par benefice d’inventaire du dit feu messire Jehan de la Barre, lequel de Troyes luy en avoit faict sa cedulle des le treizieme jour d’aoust l’an mil cinq cens trente quatre. Ce faict a esté mandé le dict de Troyes auquel a esté demandé après serment par luy faict de dire verité s’il a eu unes heures couvertes de deux couvercles d’or estans en ung sac de satin cramoisy du d. Malingre commis à la garde des biens du feu prevost de Paris. Lequel a dict que par sentence des gens tenans les requestes du Palais fut ordoné le dix septième jour de juing mil cinq cens trente quatre que les biens saisiz et inventoriez dud. feu prevost de Paris seroient baillez au dict de Troyes comme procureur des filles du dict feu prevost de Paris. A ceste cause le dict de Troyes se retira incontinent après par devers le dict Malingre et luy demanda les dictes heures, ce que le dict Malingre feit et luy bailla les dictes heures dedans un sac de satin cramoisy rouge, ainsi qu’elles estoient inventoriées et en feit le dict de Troyes descharge et cedulle au dict Malingre du treizième jour d’aoust mil cinq cens trente quatre. Et après que le dict de Troyes eut receu les d. heures il les bailla des lors au dict prevost de Paris luy estant en ceste ville de Paris qui l’avoit chargé les recouvrer du dict Malingre et dict le dict prévost de Paris au dict de Troyes lorsqu’il luy bailla les dictes heures qu’il les recouvroit pour les bailler au roy. Ne scet le dict de Troyes s’il les a baillées touteffois qu’il pense que oy. Et enquis le dict de Troyes si le dict prevost de Paris luy en a baillé recepissé ou descharge ; a dict que non et que au moyen qu’il avoit charge des affaires du dict prevost de Paris et qu’il a esté et est à present procureur des filles du dict feu prevost de Paris il ne l’a ausé presser de luy bailler la dicte descharge et croit que le dict prévost de Paris ne desnyera poinct avoir eu les dictes heures du dict de Troyes. Après avoir oy lesd. Malingre et de Troyes, les d. juges ont ordonné que le dict Malingre mectra par devers le greffe de la dicte tour carrée les doubles collations aux originaux des d. sentence, exploict, exécucion du dict Vendetart et cedulle du d. de Troyes procureur susdit et aussi le double de la procuration du dict de Troyes pour recouvrer les dictes heures et autres biens apartenans au dict feu de la Barre. Faict en la d. tour carrée au Palais à Paris le unzieme jour de fevrier l’an mil cinq cens trente cinq. Signé : Dutillet


Jean de la Barre, comte d’Etampes, sieur de Véretz, prévôt de Paris (depuis 18 avril 1526-1534), vers 1519. Par Jean Clouet (1475/1485-1540). (c) Chantilly, musée Condé

Notes
(1) Jean de Lorraine (1498-1550), dit cardinal de Guise, né à Bar-le-Duc et mort à Neuvy-sur-Loire.
(2) Jean de la Barre, comte d’Étampes, vicomte de Bridiers, baron de Véretz, seigneur de La Barre, de Villemartin, du Plessis-lès-Tours, de la Subterrane, de Coez et de Jouy-en-Josas, prévôt et gouverneur de Paris. Il fut premier gentilhomme de la chambre du roi, eut la garde des diamants personnels du roi. Décédé le 2 mars 1533. Obsèques à Paris avec grand cérémonial (Félibien, Histoire de Paris, t. V, p 342)- Jean de La Barre a joui sous le règne de François Ier d’une grande faveur. Fait prisonnier avec son maître lors de la bataille de Pavie, il demeura près de lui comme un des serviteurs attachés à sa personne. On a de lui plusieurs lettres, dont une adressée à Louise de Savoie datée du 4 mars 1525 où il relate les premiers jours de la captivité du roi (Aimé Champollion, Captivité de François Ier &c, p. 132)…
19 aout 1532 Jean de La Barre pose la première pierre de l’église Saint-Eustache de Paris.
D’argent au chevron de gueules accompagné de trois molettes de sable, 2, 1
Dessin Gaignières : Pierre tombale avec inscription latine, à N.-D, de Véretz. — [Jean de La Barre, baron de Véretz, gentilhomme de la chambre, + 1534, et Marie de la Primaudaye, sa femme, + 1545.] Fol. 87. De ce couple : Antoine de La Barre, doyen de St Martin de Tours, évêque d’Angoulême, archevêque de Tours en 1528, décédé le 12 janvier 1547.
Peut-être apparenté ? =
Jehan de La Barre commis à la garde de la librarie [de Blois], valet de François d’Angoulême en 1513 : \”Inventaire de la Librairie royale de Blois\”, Paris, BnF, Fr. 5660 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000260n/f9.item
(3) Le financier Jean de Poncher, pendu le 24 septembre 1535
(4) Jean d’Estouteville, fils de Charles d’E., échanson du roi (+ 1508). Conseiller de François 1er, gentilhomme ordinaire de sa chambre et capitaine d’armes, succède à Jean de la Marche le 7 mars 1533 ; épouse en 1523 Denise de la Barre, fille de ce dernier. Jean sera prévôt de Paris de 1533 à 1540.

Source : Bulletin du Bibliophile, 1868, p. 445-447. d’après Paris, AN, K 84, n° 32. Copie.
Documentation
Paris, AN, J 947/4 : 28 août 1533. Lettres de François 1er déchargeant ses trésoriers de la garde desdits joyaux, spécialement son conseiller Jean de La Barre, qui en avait les clefs.
21 juillet 1534. Requête, à la chambre des comptes, de Denise de La Barre, femme de Jean d’Estouteville, prévôt de Paris, et ses soeurs, héritières dudit Jean de La Barre, pour l’entérinement des dites lettres de décharge du roi.
Paris, AN, J 737/40 : Procès-verbal d’enregistrement, le 5 janvier 1527, par Jean Delépine, docteur « es droictz », conseiller du roi, lieutenant général du bailliage et gouvernement d’Étampes, des lettres patentes de François Ier portant donation du comté d’Étampes à Jean de La Barre, chevalier, seigneur de Véretz, conseiller et chambellan ordinaire du roi, premier gentilhomme de sa chambre, bailli et prévôt de Paris, en reconnaissance de ses services, du 3 avril 1526, enregistrées le 22 décembre suivant.

Biblio
H. Omont, Anciens inventaires et catalogues de la Bibliothèque nationale, Ministère de l’instruction publique, Tome I, La librairie royale à Blois, Fontainebleau et Paris au XVIe siècle, Paris, 1908.
J. Backhouse, “Two Books of Hours of Francis I,” dans The British Museum Quarterly, 31, 1967, p. 90-96,  planches XXVIII (f. 89) et XXX (f. 21). = London, BL, Add. 18853 et Loan 58
E. Quentin-Bauchart, La Bibliothèque de Fontainebleau et les livres des derniers Valois à la Bibliothèque nationale (1515-1589), Genève, Slatkine, 1971.
T. Kren, Renaissance Painting in Manuscripts. Treasures from the British Library, catalogue exposition, New York, 1983.
A.-M. Lecoq, François Ier imaginaire : symbolique et politique à l’aube de la Renaissance française, Paris, Macula, 1987.
U. Baurmeister, & M.-P. Laffitte, Des livres et des rois : la Bibliothèque royale de Blois, Paris, 1992.
C. Scaillierez, et al., Francois 1er et ses artistes dans les collections du Louvre, Paris, 1992.
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Heures de François 1er, f. 9, passées par la galerie Les Enluminures : description en ligne
Enluminées par le Maître de Rohan
Vente chez Christie’s
Aujourd’hui au Metropolitan Museum of Art (New York)

[ Merci à François du Fou ]

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