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19 Déc 2018
Jean-Luc Deuffic

Sur un manuscrit du “livre des faiz et gestes de Bertran du Guesclin”

La fondation Martin Bodmer, à Coligny, conserve sous la cote 20, un manuscrit de la Chronique de Bertrand du Guesclin (version B), un des rares de possession bretonne. Il s’agit d’un remaniement anonyme et en prose, de la fin du XIVe siècle, de la Chanson de Bertrand du Guesclin de Cuvelier, texte de 23 000 alexandrins, exécuté pour Marie de Bretagne, épouse du duc d’Anjou et fille de Charles de Blois († 1404).
D’une écriture bâtarde, il était destiné à être illustré. Des espaces (100 x 50 mm) ont ainsi été réservés mais les illustrations n’ont pas toutes été exécutées. Huit d’entre elles sont visibles sur les quinze premiers folios.
Le texte débute au fol. 1r : \”Cy commence le livre des faiz et gestes de Bertran Du Guesclin depuis sa jeunesce jucques a son trespassement, comme est escript es livres des roys de France a Saint Denis en France. Et fut connestable de France et le plus proux chevalier en son vivant qui fust ou royaume ou ailleurs, car sa renommee a couru sur toute crestienté.\”

Provenance:
Sur la feuille de garde :  Le present livre est et appartient a Christofle [le prénom Trystan a été barré puis corrigé] de Chasteau Briant, sr de Beaufort.

Au fol. 1, d’une main différente : Le livre est et appartient a Franczoys de Chasteaubriant, sires de Beaufort, du Glesquin, du Plessix Bertran, d’Orange, Tanney, Sainct Liger, Campphleur et de La Villebagne. A luy donné par Amaury Gouyon, sire de la Moussaye et de La Rivyere, son bon nepveu. 1557.

Description et numérisation du manuscrit sur E-CODICES:

François de Châteaubriand, – ancêtre de l’écrivain (1768-1848), figure marquante du romantisme français – , fils de Jean de Châteaubriand, transigea en 1543 et 1547, avec ses sœurs, sur leurs droits dans la succession de leurs père et mère, dont il était principal héritier. Il épousa (ca 1540) Anne de Tréal, et eurent Christophe, qui recueillit de son père le dit manuscrit, marié successivement à Jeanne de Sévigné, dame du Guesclin, puis à Charlotte de Montgoméry, Georges, Briand, Catherine, née le 21 février 1551, nommée par Amaury Gouyon. Décédé le 13 octobre 1562, François fut inhumé à Saint-Coulomb .

Fils de Jacques Gouyon, seigneur de la Moussaye (†1536), et de Louise de Châteaubriant, dame de Varades, « Hault et puissant Amaury Gouyon, sire de la Moussaye » , épousa le 19 mars 1557 (date de la note insérée au manuscrit, qui fut peut-être un cadeau du nouveau marié à François de Châteaubriand ?) « haulte et puissante Claude de Acigné , vicomtesse de Dinan, dame de la Belliere », fille du vicomte de Coetmen, et veuve de Claude, sire du Chastel, baron de Marcé, vicomte de Pommerit. Amaury , fils de Jacques Gouyon (1516-1538), sire de La Moussaye, de Plouër, du Launay Gouyon, etc., et de Louise de Châteaubriand, dame de Varades, s’était uni auparavant – il n’avait alors que 11 ans – avec (1543) Catherine du Guémadeuc, morte en 1553, inhumée dans l’enfeu seigneurial de l’église paroissiale de Plouër-sur-Rance, puis en 1555 avec la veuve d’un sieur Le Cheval. Amaury Gouyon, chevalier de l’Ordre du roi, décédé le 21 octobre 1582, repose près de sa dernière épouse.

Au bas du premier folio, sous le texte du prologue  : Je suis a Jacques Nepveu 1611.

Fils de Mathurin Nepveu, avocat fiscal et bailli de la justice à Sablé, et de Julienne de Beaugé, du Mans, dame des Isles, près Sainte-Suzanne,  Jacques Nepveu, eut pour frère Rolland, baptisé en l’église Notre-Dame de Sablé, le 15 mars 1553. Pourvu, le 9 septembre 1603, de l’office de juge ordinaire et général du marquisat de Sablé nouvellement créé, il épousa, par contrat du 23 février 1579, Marie Foullon, dame du Defays, de la ville de Saumur, dont il eut une fille unique Renée. En 1610, cette Renée Nepveu, dame d’Auvers, fit alliance avec Gabriel du Guesclin, conseiller au parlement de Bretagne, de la maison de Bertrand du Guesclin, connétable de France, fils de feu Bertrand du Guesclin, chevalier de l’ordre du roi, et de Julienne du Chastellier, frère cadet de César du Guesclin de la Roberye. Sur le contrat de mariage, passé le 26 novembre, on remarque parmi les signataires : François du Guesclin, écuyer, sieur du Gast ; noble homme Jacques Nepveu, sieur des Isles.

Jacques Nepveu, écuyer, sieur des Isles, lieutenant général au comté de Laval par provisions du 2 août 1594, remplacé le 22 mai 1622, par Pierre Marest, épousa Claude Marest, et mourut à Laval, le 22 juin 1622, inhumé le 24 dans l’église de la Trinité.

Encore en-dessous un petit dessin, qui représente peut-être un blason ou des armoiries, a été exécuté à la plume (essai d’entrelacs).

Au verso du fol. 102 l’inscription Françoy Parlag n’est pas un nom, mais le début d’une phrase: // Francoy par la g[race] …
Parmi les manuscrits:

On consultera avec beaucoup d’intérêt :

La chanson de Bertrand du Guesclin de Cuvelier, [éd. par] Jean-Claude Faucon ; préf. de Philippe Ménard, Toulouse : Éd. universitaires du Sud, 1990-1991, 3 vol. (486, 501, 495 p.) ; 25 cm.

Jean-Claude Faucon, « Note sur deux manuscrits de La Chanson de Du Guesclin par Guvelier », dans Revue d’Histoire des Textes, 8-1978 (1979), p. 319-323. https://www.persee.fr/doc/rht_0373-6075_1979_num_8_1978_1186
L
a thèse d’Yvonne Vermijn, Chacun son Guesclin : La réception des quatre versions de l’oeuvre de Cuvelier entre 1380 et 1480, Thèse de Master sous la direction des dr. Katell Lavéant et Jelle Koopmans, RMA Medieval Studies, Université d’Utrecht.

26 Août 2018
Jean-Luc Deuffic

Yorio OTAKA : “La fin de l’homme” d’Alain de “Chastau tournant” (8 novembre 1451)

L’année dernière, une note importante (quelque peu modifiée depuis …) fut consacrée sur ce blog à l’oeuvre méconnue d’un auteur que nous avions identifié avec un certain Alain de Château Trô, se disant lui-même \”franczois\” et \”bretonnant\”, issu d’une ancienne famille noble possédant la seigneurie du même nom, aujourd’hui sur la commune de Guilliers (Morbihan), alors en zone tampon entre pays gallo et bretonnant.
Nous avons le plaisir d’annoncer les premiers résultats du travail de notre ami Yorio OTAKA, professeur émérite des universités d’Osaka et de Otemae, au Japon, lequel vient de publier dans la revue Otemae Journal (2018): \”A propos du manuscrit OUL 2 dit M de l’Université Otemae: La fin de l’homme\”. Dans cette étude préliminaire, M. OTAKA nous donne une édition critique de la préface (f. 1-3v), du prologue, des chap. I1, III2, III10 (la ballade concluante le tiers livre).
La tradition manuscrite de cette oeuvre reste bien \”maigre\”, hélas … Le manuscrit d’Otemae (ms. OUL 2) provient de la prestigieuse bibliothèque du duc de La Vallière et figure sous le n° 235 au catalogue de la Bibliotheca Parisiana, importante vente aux enchères organisée le 26 mars 1791 à Londres (Edwards). Ce manuscrit était primitivement en Bretagne, entre les mains de Claude de Rieux (1497-1532), fils de Jean IV de Rieux, marié en 1518 avec Catherine de Laval, dame de La Roche-Bernard (1504-1526), puis avec Suzanne de Bourbon-Montpensier (morte en 1570). Ses armes, 1 et 4, de Rieux, 2 et 3, Rochefort, sur le tout Harcourt figurent en pleine page au f. 1.

« Ce present libvre est et appartient a hault et puissant seigneur monseigneur Claude de Rieux et de Rochefort, baron d’Ancenys comte de Harcourt, vicomte de Donges seigneur de Largouet et de Chasteauneuff ».

Claude de Rieux a apposé (ou fait apposer) la même note sur le ms. Paris, BnF, fr. 1659, un exemplaire de la « Libvre du bon Jehan duc de Bretaigne », de Guillaume de Saint-André, copié en 1441 à Vannes par Jean Olivero pour Yves Conan.
Le manuscrit de la Bibliothèque nationale de France (ms. Fr. 200), sur papier, illisible en plusieurs endroits, l’encre ayant altéré le support, a fait partie du \”fonds breton\” des collections du prestigieux château d’Anet, puis de celle d’Antoine Lancelot (1675-1740), et est accessible sur Gallica.


Paris, BnF, Fr. 200, f. 3.

 

Sur un des feuillets de garde, un essai de plume ? :\”A mon tres honnore sr monsr de Ker\” (logiquement au 15e siècle on aurait \”Kaer\”)
25 Fév 2017
Jean-Luc Deuffic

« Et priez pour le povre Allain … ». Un auteur breton méconnu : Alain de Château Trô (8 novembre 1451)

Il y a déjà bien longtemps, à la recherche d’informations pertinentes sur les écrivains bretons du Moyen Âge, j’avais été étonné par ce curieux nom de Chasteau Tournant (note A), donné à l’auteur d’un traité en vers sur la fin de l’homme, composé vers le milieu du XVe siècle…
Yorio Ōtaka, professeur émérite des universités d’Osaka et de Otemae, au Japon, à qui l’on doit déjà de très beaux livres sur d’anciens textes français (notamment l’Histoire ancienne jusqu’à César, chez Paragdime), prépare l’édition de cette œuvre inédite à partir du manuscrit OUL 2 du Centre de Recherches anglo-normandes (Otemae University Library), publication attendue car ce texte représente un témoin important de l’emploi de la langue française en Bretagne au Moyen Âge, près de cette Britannia gallicana, Haute-Bretagne d’aujourd’hui, porte d’entrée vers la Basse-Bretagne bretonnante.

Carte linguistique de la Bretagne (conception : Tanguy et F. Broudic), extraite de l’Atlas de l’Histoire de Bretagne, éd. Skol Vreizh, 2002. Ligne verte: la limite entre gallo et breton au XVIe siècle, d’après « L’histoire de Bretaigne » de Bertrand d’Argentré (1588).

Yorio Ōtaka m’ayant contacté, je me suis mis à la recherche de l’auteur de ce traité versifié qui se présente lui-même comme étant franczois et … bretonnant.
Le traité est, à ce jour, connu par 2 exemplaires ( Cf ARLIMA et JONAS / IRHT )
§ NISHINOMIYA, Otemae University Library, Centre de Recherches anglo-normandes, OUL 2 (XVIe s.). Manuscrit ayant appartenu au seigneur breton Claude de Rieux (note 1).

« Ce present libvre est et appartient a hault et puissant seigneur monseigneur Claude de Rieux et de Rochefort, baron d’Ancenys comte de Harcourt, vicomte de Donges seigneur de Largouet et de Chasteauneuff ».

Sur ce manuscrit voir : P. Durrieu, « Les manuscrits à peintures de Sir Thomas Phillips à Cheltenham », dans Bibliothèque de l’école des chartes, t. L, 1889, p. 401, n° LVII. Vente Edwards, cat. Paris d’Illins, 26 mars 1791, lot 235. Thomas Rodd, 1821, n° 3412 ; 1823, n° 69. Vente Sotheby’s du 30 novembre 1976, lot n° 888. Librairie Laurence Witten, catalogue 8 (1978), n° 38 ; 10 (1979), n° 27. Vente Sotheby’s du 18 juin 1991, lot 116, p. 174-175. Pierre Gasnault, « Charles-Henri de Clermont-Tonnerre et la bibliothèque du couvent des Minimes de Tonnerre », dans D. Nebbiai-Dalla Guarda & Jean-François Genest, Du copiste au collectionneur. Mélanges d’histoire des textes et des bibliothèques en l’honneur d’André Vernet (Biblilogia 18), Turnhout, Brepols, 1998, p. 585-614. Jean-Luc Deuffic, Notes de bibliologie. Livres d’heures et manuscrits du Moyen Âge identifiés (XIVe-XVIe siècle), Pecia, 7, 2009, p. 102-103.
§ PARIS, Bibliothèque nationale de France, fr. 1200 (8 novembre 1451). Numérisé sur Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9059678h
Il provient des collections du château d’Anet (voir notre site), dont il porte l’ancienne cote « VIc lxiii », figurant au catalogue de 1724 sous le n° 79 (papier): « Traité de la fin de l’Homme en vers ».


Paris, BnF, fr. 1200. Marque particulière des collections du château d’Anet

Ce manuscrit fut par la suite racheté par Antoine Lancelot (1675-1740), membre de l’Académie royale des inscriptions et belles lettres : cote « 147 ». Donc, un parcours identique à celui du Catholicon breton de Lagadec et de bien d’autres manuscrits médiévaux venant de Bretagne ou ayant appartenu à des seigneurs bretons…

Le texte commence :

Memento finis
Ou nom du Pere et Creatour
Qui nous fourma et crea touz
Et de Ihesus son begnoist filz…

Et finit:

Aint de la saincte Trinité
En la cestielle cité

Au f° 280r°-v°, on peut lire ce colophon quelque peu énigmatique:

L’an de grace mill quatre centz
Cinquante et ung
du povre sens
De l’actour ce livre acomplis
Fut entre vespres et complies*
Pour vroy le di bien m’en remembre
Le ouyctiesme jour de novembre
Qui le sournom savoir voulra
Pour certain trouver le poura
Ou tiers livre ou segond chappitre
Escript tout au long sens tiltre
Cil qui le lira a dieu prie.
Qu’escript soit ou livre de vie
Amen. Deo gratias.

Effectivement, au second chapitre du 3e livre, f° 73v° :

Bien fuz nommé chasteau tournant
Ung franczois et ung bretonnant

Et pour le prénom, il faut se rendre au f° 279v°

Et priez pour le povre Allain
Qui de maint peché prins a lain


Paris, BnF, fr. 1200

Un auteur à identifier … français et bretonnant

À la recherche d’un « Chasteau Tournant », français et breton, mon enquête m’a orienté vers une zone à la limite de la Bretagne gallo et de la Bretagne bretonnante, au centre même de la Bretagne. Ce lieu très ancien fut le berceau des vicomtes de Porhoët, et donc de l’illustre et prestigieuse famille de Rohan. Son nom : Château Tro, aujourd’hui sur la commune de Guilliers (Morbihan). La première occurrence de ce toponyme figure en 1084 dans le Cartulaire de Redon mais probablement dans une fausse charte : Guethenoc y est dit vicecomes de Castello Thro. Le mot breton tro, trô, se traduit par “tournant, tour, circonférence .. (c’hoari an dro = faire le tour)… Voir les Dictionnaires bilingues de Francis Favereau / Edition Skol Vreizh sur le site Grand terrier.
On retrouve également cet élément « – tro – », dans le nom même de la région où se situe Guilliers : le Porhoët, attesté sous les formes pagus Trocoet vers 854, Poutrocoet en 859, pagus trans sylvam en 868 (pays entouré par la forêt ?).

Sur la motte féodale de Château-Tro, lire l’excellente étude de Lucie Jeanneret, « Le réseau castral du Porhoët et du Rohan : mise en place et morphologie des sites fortifiés du Xe au XIIIe siècle », publiée dans le Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, 2014.

Le château devient la propriété de la famille Chasteautro ou Chasteau-Trou (en 1382, en 1480 et en 1550; armes: d’argent, à trois têtes de renard coupées de sable, armées et lampassées de gueules)
À la montre des nobles de l’évêché de Saint-Malo, de 1440, on trouve pour Guilliers : Alain DE CHASTEAUTRO, ayant des métayers à la Ville Cado et à l’Esclèche.
Le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, comptabilise la présence de 12 nobles de Guilliers, dont plusieurs Chasteautro, entre autres : Alain DE CHASTEAUTRO, de Botelle (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine, comparaît en archer ;
En 1437, Alain de Chasteautro était procureur de Béatrice de Clisson (1363-1448), veuve d’Alain vicomte de Rohan (René Blanchard, Lettres et mandements de Jean V, duc de Bretagne, volume 7, 1894, p. 161-162). Peut-être est-ce notre homme ? Alain fils d’Alain, épousa vers 1440 Fleurie le Corgne (Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, tome 1, Nantes & paris,1862, p. 185).

En définitive, il est quasiment assuré que l’auteur du traité sur la fin de l’homme appartient à cette famille de Châteautro, mais difficile d’identifier avec certitude de quel Alain il s’agit, ce prénom ayant été porté par plusieurs de ses membres. Signalons, pour terminer, qu’un Geoffroy de Châteautro, fils d’Yves de Châteautro et d’Yvonne de Kerguézangor, seigneur et dame du Cartier, fut reçu docteur es droits à l’Université de Ferrare (Italie) le 20 avril 1543, après avoir étudié à Toulouse et à Bologne (note 2).

Ung franczois et ung bretonnant…

Se disant « franczois » et « bretonnant », Alain de Chasteau tournant, qui écrivait en 1451, indique ainsi que l’utilisation du breton sur son territoire, à l’est de la limite proposée par d’Argentré au XVIe siècle (voir carte ci-dessus), reste effective à son époque. Son témoignage est donc important pour constater l’évolution et le recul de la langue bretonne (ou l’avancée du gallo). Dans ce contexte, on peut noter la présence, à Guilliers même de plusieurs toponymes bretons : Leucadeuc, Kerbigot, Treglion, etc.

* Entre 18 et 21 h. Le 8 novembre, en 1451, était un lundi.

Note A
Y aurait-il une allusion au château tournant, “motif fréquent dans la littérature arthurienne qui hérite sur ce point des anciennes conceptions celtiques” ?? Philippe Walter, Dictionnaire de mythologie arthurienne
Note 1
Passa aussi entre les mains de Claude de Rieux (+ 1532) un exemplaire “morbihannais” (Paris, BnF, fr. 1659) du « Libvre du bon Jehan duc de Bretaigne », de Guillaume de Saint-André, issu des collections de la chartreuse de Saint-Michel d’Auray, achevé le 11 mai 1441 à Vannes par Jean Olivero (pour Yvon Conan).
Note 2
E. Picot, compte rendu des Cenni storici intorno all’Università di Ferrara (par G. Martinelli, Ferrare, 1899-1900) et des Titoli dottorali conferiti dallo studio di Fe rara nei sec. XV e XVI (éd. par G. Pardi, Lucques, 1901),dans Le Journal des sçavans, 1902, p. 93.

Je remercie Fañch Broudic pour son aide bien précieuse
(Blog : http://languebretonne.canalblog.com – Site perso : www.langue-bretonne.com )
et Pierre-Yves Lambert pour sa documentation linguistique.

Une fête médiévale à Château Tro en 1931 :
carte_postale_1936.jpg

Note additionnelle :
Depuis l’écriture de cet article, le Professeur Yorio Ōtaka (19 août 1931-26 juillet 2019) est décédé sans avoir achevé son travail d’édition du texte d’Alain de Chasteau Tournant.
Je dois également signaler le précieux travail linguistique de Monsieur Pierre-Yves Badel, « Sur la langue de la Fin de l’homme d’Alain de Chasteau Tournant (1451) », De la diachronie à la synchronie et vice versa. Mélanges offerts à Annie Bertin, éd. Julie Glikman, Hava Bat Zeev Shyldkrot, Sabine Lehmann, Frédérique Sitri et Thomas Verjans, Chambéry: Presses universitaires Savoie Mont Blanc, 2021, p. 185-202.

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