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3 Nov 2011
Jean-Luc Deuffic

Vente Christie’s du 23 novembre 2011

Christie’s propose à sa vente de Londres du 23 novembre 2011 plusieurs manuscrits et enluminures : des Livres d’heures (lot 10, Utrecht ; lots 13, 14, Paris) ; un exemplaire (lot 11) de la Summa de Guillaume le Breton (l’auteur : Bretagne? Galles?) ; un recueil de traités (lot 12) : Walter of Bibbesworth, Le tretiz f. 1-27v ; Nicholas Bozon (c.1280-1320), Les proverbes de bons enseignements, f. 28-40v ; Hue de Tabarie, Ordre de la chevalerie f. 42-53v ; Le mariage des ix filles du diable, généralement attribué à Robert Grosseteste (1170-1253), mais donné ici sous le nom de Maurice, évêque de Paris, f. 54-67.


(c) Christie’s. Illustration : lot 4 : La Présentation au Temple, enluminure tirée d’un Livre d’heures, aujourd’hui à la Chester Beaty, exécuté en 1408, l’année où les ponts de Paris se sont effondrés (colophon au f. 158) : Factum est anno mo ccco viijo quo ceciderunt pontes parisius, vendu dernièrement (The Arcana Collection, Part I, 7 juillet 2010, lot 22). Peut-être un copiste breton : présence des saints Tudgual et Corentin dans les litanies … ou exécuté pour un commanditaire Breton [ description ]


Un colophon similaire se retrouve sur un autre Livre d’heures à l’usage de Paris : le Douce 144 de la Bodleian d’Oxford : Factum et completum est a. 1407, quo ceciderunt pontes Par(isius) – Voir Pächt & Alexander, Illuminated manuscripts, I, n° 641.

Catalogue en ligne [ Lien ]

6 Oct 2011
Jean-Luc Deuffic

Vente J. E. Prunier du 16 octobre 2011 : chartes, manuscrits, enluminures, sceaux … et mobiliers

Une vente assez exceptionnelle pour les médiévistes … chartes et chartrier, missel et Livre d’heures, enluminures, sceaux,  etc… seront dispersés le 16 octobre à Louviers (27). Expert : Roch de Coligny. Cabinet d’expertise « honoré d’urfé »

Lot 101. Livre d’heures. Bourgogne, XVe s. Provenances : Bénigne Major de Darcey, 1747. Jean Major de Darcey. Etienne Fardeau. Claude Finot fils de de Humbert Finot de Roilly, paroisse de Semur en Auxois, 1657.
Nous avons retrouvé quelques détails sur ces diffèrents possesseurs :
Hubert Finot, né en 1599, décédé le 2 novembre 1673 à Montigny sur Armancon, fils de Simon Finot et de Anne Bolley, lequel épousa Jeanne Durey [ généanet ]
Jean Major, né le jeudi 26 juillet 1731, et Benigne, né le vendredi 26 février 1734, étaient fils de Pierre Major, vigneron à Darcey, et de Reine Vandeuvre [ geneanet ]. Pierre et Reine mariés le 6 janvier 1717 à Darcey. Pierre, fils de Pierre Major et Michelle Olivier ; Reine, fille de Benigne Vendeuvre et Georgette Rousselet. [ contrat de mariage : Notaire François Perrot à Darcey ADCO 4 E 115-87 ]
Etienne Fardeau épousa le 20 novembre 1731, à Thenissey, Barbe Beleurgey [ contrat de mariage : Notaire Claude Perrot à Darcey ADCO 4 E 115-101 ]

Nous avons noté lot 104 l’Inventaire après-décès (trois gros volumes in-f°) de Pierre Le Gendre, trésorier de France et conseiller du Roi, dressé à la demande de sa veuve, entre le 18 février 1525 et 9 mai 1525. On y remarque la présence de 34 livres, dont : « Unes heures en pappier à couvercles d’argent verez et à jour par le meilleu, prisez 12 livres parisiis », ainsi que des livres d’heures à l’usage de Rome, un « messel » à l’usage de Paris, de grandes heures à l’usages de Paris, une « istoire de la dance macabre »…
Biblio : Dominique Hervier, Pierre Le Gendre et son inventaire après décès, étude historique et méthodologique. Paris, Honoré Champion, 1977 [ compte rendu sur Persée ] – D. Hervier, \”Un serviteur de Louis XII et de François 1er, Pierre Le gendre et son inventaire après-décès 1524\”, dans Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, 33/3, 1971, p. 647-688.


Château d’Alaincourt acquis par Pierre Le Gendre en 1488

Jeton de Pierre Le Gendre – (c) www.iNumis.com

Catalogue de la vente sur le site Bibliorare

Ce même jour, l’étude de Me Prunier propose une très intéressante vente mobilière d’époque médiévale : sculptures, vitraux, meubles – dont un du XVe s. aux armes de France / Bretagne -, etc …  [ catalogue en ligne ]

21 Sep 2011
Jean-Luc Deuffic

Ventes octobre 2011 : Heures, bréviaires …

9 octobre 2011 – Vente Livres Anciens et Modernes : Versailles Enchères Perrin-Royère-Lajeunesse  
Lot 67 .- Livre d’heures à l’usage de Bourges. Milieu XV° siècle. In-8 de (108) feuillets ; basane mouchetée, dos à nerfs orné muet.

12 feuillets pour le calendrier, et 96 feuillets pour les heures de la Vierge, les psaumes de la pénitence et l’office des morts (sur 98, il manque le feuillet 34 ainsi que le feuillet 48 qui était blanc; les feuillets 46 et 47 sont également blancs).
– 3 miniatures à pleine page accompagnées d’une initiale fleurie, de quatre lignes de texte et d’une bordure fleurie:
f. 1. L’Annonciation.
f. 49. Le roi David pénitent.
f. 66. Job.
– 8 grandes initiales fleuries, nombreuses petites initiales filigrannées et bouts de lignes dorées sur fond rouge ou bleu.

11 octobre 2011. Librairie Henri Godts – Bruxelles 1050 Brussel
201 — Heures en latin et en français. Rel. moderne : veau brun, dos lisse orné de fers dorés avec pièce de titre « Manuscrit vélin 14e S. », plats au décor
Manuscrit en littera bastarda d’une main soignée et régulière ; écriture plus serrée sur certaines lignes ; réclames et lombardes rouges et bleues ; lettrines peintes en rouge et bleu rehaussées d’or ; grande initiale de 4 lignes au f.13r et d’un filet d’encre bleu et d’or encadrant le texte, bordures ornées de rinceaux se terminant en feuilles.
Calendrier en français ; prières dont quelques-unes en français ; Litanies des saints ; Vigile des morts : les sept Joies de Notre-Dame etc. 
Provenance : Montmorency (armes peintes aux f. 79 et 98, 18/19e s.; Henry Guly, f. 103v, 19e s. ; Nédonchel, f. de garde, 1902 au câteau de Boussu) ; Armand Casier, ex-libris imprimé, 20e s. Illustration ci-dessous [ Lien Godts ] – [ Lien Godts ]


(C) Godts

203 – Grande lettrine \”V\” peinte sur parchemin figurant l’Ascension. Allemagne, CA.  1400.
Initiale enluminée figurant l’Ascension de Jésus, son visage caché dans un nuage, entouré de 6 Apôtres. Extraite d’un livre liturgique.
JOINT (ens. 2 pièces encadrées) : 1 feuillet manuscrit contenant 2 prières en néerlandais : \”Een divoet ghebet vander heyligher maghet sinte margriete\” (r°) et \”Idem vander werder joncfrouwen sinte maria magdalena\” (v°). Flandre, 15e siècle. Ms sur parchemin, 11 x 8 cm, sous vitre et cadre de bois chêne. Ms de 17 lignes, lettrines rouges et bleues. Ci-dessous :


(C) Godst 203

206 — Breviariu[m] s[e]c[un]d[u]m ordine[m] regularium capituli Windechimensis. [Antwerp, Gerard Leeu, 15 october 1488]
– Manuscript part, inserted between quires K and L, with hours and prayers to particular saints or for specific liturgical feasts, written in littera textualis, littera hybrida and cursiva on 2 columns rubricated in red and blue, signed by Melchior Loomans and dated 27 August 1529 “in festo sancti Augustini”. Our scribe, Augustine canon (1525-1541) of the priory of Betlehem at Herent (Louvain, Brabant), is also the copyist of a “Regula Sancti Augustini” dated 1529 (Utrecht, Univ. Libr. ms 1589).
Provenance : priory of Betlehem, Herent, OSA (ms annot. on endleaves and in upper margin of aa2) ; Melchior Loomans from Louvain ; “ego frater Egidius” (?).

[sur Bibliorare Catalogue en ligne ]
[ Librairie Henri Godts, Bruxelles ]

18 Sep 2011
Jean-Luc Deuffic

Les Heures de Jeanne de France acquises par l’État français


La Flagellation

Le 16 novembre prochain, à Paris,  doit se tenir chez Christie’s France la vente d’une partie de la collection Marquet de Vasselot. Ancien conservateur au Louvre, puis directeur du Musée de Cluny, il avait hérité des œuvres appartenant à son beau-père Martin Le Roy.

La collection Marquet de Vasselot, principalement constituée par le grand collectionneur Victor Prosper Martin Le Roy entre la fin du XIXème et le début du
XXème siècle en France, représente un témoignage capital sur les arts du Moyen-Age et forme un ensemble exceptionnel. La base de la collection formée par Martin Le Roy a été complétée et étudiée par son gendre, Jean-Joseph Marquet de Vasselot, historien d’art, ancien conservateur au musée du Louvre et directeur du musée de Cluny. Ce-dernier a dirigé la publication, en 1906-1909, d’un catalogue complet de la collection, en cinq volumes. Tous deux se sont montrés très généreux envers les musées du Louvre et de Cluny à travers des dons, qui ont considérablement enrichi les collections nationales.

Sur les 24 objets de cette vente, le Louvre et le Musée du Moyen Age en ont déjà pu acquérir quatre, en application de la nouvelle loi du 20 juillet 2011.

Le Ministre de la Culture a également pris, après avis favorable de la Commission consultative des trésors nationaux, une mesure de refus du certificat d’exportation pour trois autres oeuvres issues de cette collection, qui pourront être acquises ultérieurement de gré à gré par l’Etat, en dehors de la vente publique du reste de la collection. Il s’agit d’un Livre d’heures de Jeanne de France, manuscrit enluminé sur vélin, France, milieu du XVème siècle, d’un Feuillet de diptyque byzantin, ivoire, Méditerranée orientale, première moitié du VIème siècle et d’une Plaque représentant les douze tribus d’Israël de l’Ancien Testament, ivoire, France, milieu du XIIème siècle.

Le Livre d’heures de Jeanne de France devrait donc intégrer les collections de la Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, et retrouver ainsi les autres manuscrits de cette princesse qui aimait tant les livres. Il s’agit présentement d’un manuscrit enluminé sur vélin de 336 f. mesurant 108 x 70 mm, illustré de vingt-quatre médaillons calendaires, sur trente petites miniatures de calendrier et de 31 grandes miniatures avec de larges bordures, chaque page comportant des bordures aux trois quarts. Vente Christie’s Paris, 16 novembre 2011. Photo : Christie’s.


Saint Jean sur l’île de Patmos

Jeanne de France, fille du roi de France Charles VII et de Marie d’Anjou, née vers 1435, mariée par contrat le 11 mars 1447 au duc Jean II de Bourbon (1426-1488) qu’elle épousa en 1452, est morte sans postérité le 4 mai 1482. Elle était la sœur de Louis XI et la belle-soeur, par son époux, de Charles le Téméraire et d’Isabeau de Bourbon.

On connaît une douzaine de manuscrits qui ont appartenu à Jeanne de France, femme du duc Jean II (1). Sur presque tous ces volumes on voit la signature de la noble duchesse ; sur plusieurs (2), son écu, de Bourbon parti de France ; sur deux (3), un furet (en réalité une genette) attaché à un grand \”J\”, initiale du mot Jeanne ; dans le manuscrit français 227, à côté du furet se déroule une banderole chargée de la devise AU CHOIS T’É ELUE. Antoine de Lévis, comte de Villars, dédia à Jeanne de France sa traduction du Défenseur de la Conception immaculée de la sainte Vierge (4). Le traité intitulé la Gésine Notre Dame (5) fut composé pour la même dame par Jean Henry, chantre de Paris, à la requête de frère Raoul, ermite de la forêt de Haus. Jeanne s’entendit avec le cardinal Charles de Bourbon pour faire écrire une histoire de saint Louis (6). [ Léopold Delisle, Cabinet des manuscrits, I, p. 169 ]
(1) 29 (Vita Christi, de François Eximenes de l’ordre des Frères mineurs), 227 (Boccace, Des cas des nobles hommes et femmes), 329 (La Boucquechardière), 452 (Le Livre des trois vertus à l’anseignement des dames, de Christine de Pisan), 707 (Le Livre des conquestes et faitz d’Alexandre), 926 (Le traitié de l’esguillon d’amour divine …), 975 (La vie et legende de sainte barbe / Hystoire de la saincte passion de Jesus Christ), 989 (Le Deffenseur de l’Immaculée Conception de la glorieuse vierge Marie), 1165 (Moralités du gieu des esches, …), 1866 (La Gesine Nostre Dame), 2611, 2612 (Les Grandes Chroniques de France) et 5056.
(2) Mss. français 29, 227, 329, 989 et 1877.
(3) Mss. français 227 et 1867.
(4) Ms. français 989. Cf. P. Paris, Les manuscrits françois, VII, 402sq. Il y a au commencement de ce manuscrit une miniature de présentation dans laquelle on peut voir un portrait de Jeanne de France.
(5) 1866 du fonds français.
(6) 2829 du fonds français.

Sur les manuscrits de Jeanne de France, voir entre autres F. Avril et N. Reynaud, Les manuscrits à peintures, p. 271, 349, 358, 360.


(C) Paris, BnF, Fr. 227. Détail. Armes et emblême de Jeanne de France. \”Des cas des nobles hommes et femmes\”, traduction du De casibus virorum illustrium de Boccace – Tours, 1468?


(C) Paris, BnF, Fr. 227. f. 415. Colophon 


(C) Paris, BnF, Fr. 227. f. 415. Emblème et devise de Jeanne de France

Bibliographie
Voir la récente et passionnante étude de Virginie Mézan-Muxart, \”Genette et janette, devises de Jeanne de France au XVe siècle\”, dans Reinardus. Yearbook of the International Reynard Society, volume 22, 2010, p. 104-125.
Marie-Elisabeth Bruel, \”Un témoignage de l’attachement du duc Jean II de Bourbon et de Jeanne de France à l’Immaculée Conception : la messe fondée en 1475 dans la Collégiale de Moulins\”
dans Etudes bourbonnaises, 309, 2007, p. 191-199

Diptyque de Jeanne de France. Rogier van der Weyden. Musée Condé à Chantilly [ Lien ]


Sources
: www.culture.gouv.fr/La tribune de l’Art
Site de la maison Christe’s

4 Juil 2011
Jean-Luc Deuffic

Christie’s, 6 juillet 2011 : Vente Arcana, III

Au lendemain de la vente Sotheby’s, la maison Christie’s disperse la troisième partie de la fabuleuse collection Arcana, avec 29 lots de très grande valeur.

[ lien vers le catalogue en ligne ]

THE PECKOVER HOURS, à l’usage de Rome, en latin et français. Lyon ? Bourges ? ca 1490. Jean Colombe.

24 Juin 2011
Jean-Luc Deuffic

Vente Millon & Associés. Paris, 25 juin 2011

Encore une très belle vente en cette fin de mois de juin …. Le catalogue de la vente Millon & Associés nous offre quelques pièces remarquables … Plusieurs manuscrits orientaux.
Bible parisienne enluminée, XIIIe s.
Bible française, XIVe s.
Livre d’heures à l’usage d’Arras, Arras ou Tournai, ca 1390
Heures à l’usage de Cologne. milieu XVe s.
Heures à l’usage de Limoges, ca 1490, dont enluminures inachevées :


 

Heures à l’usage de Bruges, XVe s.
Heures à l’usage de Tours (Heures de sainte Catherine aux paons), ca 1460-1465, décoration attribuée à l’atelier de Fouquet :

Voir video de présentation sur le site de Roch de Coligny : [ lien ]
Texte de présentation en ligne [ format pdf ]

Fragments d’antiphonaire cistercien :

Chartes, terriers, enluminures, sceaux, etc …

Catalogue en ligne
ou sur le site de la maison de vente [ lien ]
Millon & Associés

22 Juin 2011
Jean-Luc Deuffic

Vente Sotheby’s du 5 juillet 2011 : quelques petits trésors … dont le Pontifical de Pierre de Laval († 1493)

La vente d’enluminures et de manuscrits occidentaux du 5 Juillet 2011 sera pour Sotheby’s l’une des plus importantes de ces dernières années. Elle comprend plus d’une centaine de manuscrits de la célèbre collection Bergendal, de Toronto (125), principalement des textes monastiques originaires d’Angleterre, de France et d’Italie, dont plusieurs manuscrits carolingiens et romans, introuvables de nos jours. L’ensemble comprend 22 livres antérieurs au XIIIe siècle, avec des auteurs médiévaux rares comme Smaragde de Saint-Mihiel, Defenseur de Ligugé, Anselme de Canterbury, Bonizo de Sutri, Alulfus de Tournai ou Thomas le Breton.
Ces manuscrits proviennent de l’abbaye de Saint-Julien à Tours, de Saint-Michel-sur-Meurthe, ou des Carmes de Paris, des Cisterciens de Morimont, de Chiaravalle della Colomba, de l’abbaye de Saint-Bavon à Gand, des Dominicains d’Augsbourg, de l’église de Warburg, et peut-être de l’abbaye de Westminster. La vente comprend également des enluminures de la collection de Robert et Dorothy Senior (1917-1994 et 1930-2009) avec des livres aussi remarquables que ce psautier roman de Trèves, cet extraordinaire Ovide de Bohême, et ce Livre de Salomon exécuté pour Anne de Polignac (1495-1554).
[ Catalogue en ligne ]

[ Quelques descriptions des manuscrits Bergendal ]

Pontifical de Pierre de Laval (lot 100). Parchemin. 38 f. 175 x 135 mm. 13 lignes. Ancien Bergendal 110. Cf. Diane Booton, Manuscripts, Market and the Transition to Print, 2010, p. 336.


(c) Sotheby’s. Pontifical de Pierre de Laval. Armoiries.

Pierre de Laval, le dernier des fils de Guy XIV, comte de Laval, et d’Isabelle, fille du duc de Bretagne Jean V, naquit à Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine, ancien diocèse de Saint-Malo) le 17 juillet 1442. Destiné dès sa jeunesse à l’état ecclésiastique, âgé seulement de 20 ans, alors qu’il n’avait pas encore reçu les ordres sacrés, il est nommé doyen de l’Eglise d’Angers (6 septembre 1462), fonction purement honorifique, dont il se démettra au bout de trois années. En 1464 (23 mars), le pape le nomme abbé commendataire de Saint-Aubin et de Saint-Nicolas d’Angers. Par la suite, il obtient l’évêché de Saint-Brieuc pour lequel il fait aveu le 12 juin 1472 [ lien ]. 

Histoire de la Maison Royale de France, et des grands officiers de la Couronne :

 … devant le grand autel, avec cette inscription :
« Hic jacet Reverendissimus in christo pater et dominus dominus Petrus, filius Domini comitis Lavallensis Dei gratia // Archiepiscopus et dux Remensis, primus par Francie // sancte Sedis Apostolice legatus natus, episcopatus Macloviensis et presentis monasterii, nec non monasteriorum // beatorum Nicolay prope muros hujus civitatis ac Sancti Mevennii de Gadello dicte Macloviensis diocesis commendatarius perpetuus, qui obiit decima quarta mensis augusti Anno Domini millesimo CCCC° nonagesimo tercio cujus anima in pace requiescat » 


Source : Gallica (c) BnF

On doit à Pierre de Laval l’impression d’un Missale ad usum Remensis Ecclesiae, Paris, J. Du Pré, 11 mai 1491. ISTC im00688405 : Exemplaires aux Archives départementales de Maine-et-Loire (ayant appartenu à l’archevêque et provenant de Saint-Aubin d’Angers, décoré à la main) et à la BM de Reims [ Lien ]  

Jeanne de Laval, veuve du roi René, morte en 1498, avait testé le 27 août de la même année, établissant le devenir d’un bréviaire ayant appartenu à son frère Pierre :

Item voulons et ordonnons que notre breviaire et psautier, et nos heures et tous nos autres livres, et semblablement ung breviaire qui fust a nostre frere l’archevesque et duc de reims, soient baillés en garde aux doyen et chapitre de sainct Tugal de Laval, pour servir aux filles de nos successeurs les comtes de Laval, tant qu’elles seroient a marier et demourant en ladicte ville

Anne-Marie LEGARE, « Sources relatives aux livres de Jeanne de Laval », dans Splendeur de l’enluminure. Le roi René et les livres, 2009, p. 399.

Parmi les manuscrits possédés par Pierre de Laval citons un Code de Justinien, petit in-f° de 123 f., 272 x 200 mm, passé en vente en 2003 : Bibliothèques des comtes Henri et François Chandon de Briailles, Tajan, 17 décembre 2003 [ Lien ]


Ce manuscrit avait été exhibé à la séance du 9 février 1869 de la Société archéologique d’Ille-et-Vilaine par M. Doynel : \”manuscrit du XVe siècle, avec enluminures ; c’est un commentaire de droit romain, donné, ainsi que l’explique une épigraphe en vers en tête du volume, par Pierre de Laval, archevêque de Reims, frère de la reine de Sicile et neveu du roi Louis XI\”. Passé à la Vente Georges Lemallier, 21-24 novembre 1927 (Giraud-Badin), lot 73, et décrit par Paul de Farcy, \”Un manuscrit enluminé pour Pierre de Laval\”, dans Mémoires de la Société nationale d’agriculture, sciences et arts d’Angers, volume VIII, 1905, p. 281-286 :

Manuscrit incomplet, cahiers intervertis. Seize distiques latins composés du vivant de Pierre de Laval :

Interrogatio
Die, liber, aurato quis te donavit amictum
Et domini nomen edere nunc propera
(\”Livre, dis-nous qui t’a donné couvert d’une reliure dorée et apprends-nous le nom de ton maître\”.
La reliure a disparu, seule la tranche des feuillets a conservé trace de sa dorure)
Responsio
Lilia contingens prelustri sanguine Petrus,
Lavallisque domus natus ab arce fuit.
Regine Sicule germanus, sed Ludovici
Undecimi regis regius ipse nepos.
Emula quem virtus studio ad sublima vexit.
A puero sentit que valuere viro
Remorum presul, ducibus prelatus habetur
Hinc bino gladio est imperitans populis.
O legi devote mirum, qui pectoris imo
Me gestans cunctis reddere jura potes
Quid tibi pro tanto quo me dignaris honore
Esse que das oculis pignora cara tuis
Rubra quot et leges presente volumine claudo
Vivere tot te annis, det Deus omnipotens
Amen

Les feuilles détachées de ce volume, arrachées de leur couverture, furent, dit une note manuscrite, placées, sous les vers précédents, trouvés « lors du passage des insurgés de la Vendée par Laval » et se composaient alors de 124 feuilles. Il y a plus de vingt ans, qu’étant à Laval, j’eus l’occasion d’acheter deux feuilles manuscrites avec lettres ornées qui me paraissaient intéressantes, j’étais loin de penser que, plus tard, je retrouverais le livre dont elles avaient fait partie, ce qui porte à 126 le nombre actuel des feuilles. Le deuxième feuillet est entouré d’une large bordure à fond d’or, garnie de rinceaux, de fleurs, d’oiseaux et d’un homme à corps de chien. Au centre, en bas se trouvaient les armoiries de Pierre de Laval, elles furent au moment de la Révolution grattées et effacées, mais elles sont encore visibles, en les regardant à l’envers, où les pièces d’argent de l’écu, coquilles, bande componnée et lion, ont laissé une empreinte qui a noirci le parchemin. Elles sont écartelées de France, de Montmorency-Laval, d’Evreux et sur le tout de Vitré. Le texte est écrit sur un velin très fin en deux colonnes d’une belle calligraphie. Il est orné de plus de 3.000 lettres grandes et petites, peintes sur fonds d’or ou de couleurs variées d’un fini extraordinaire. Un grand nombre sont ornées de personnages, tels que rois couronnés ; de dragons, salamandres, serpents, biches, lièvres, écureuils, hermines, papillons, limaçons. D’autres offrent des oiseaux : aigles, éperviers, cygnes, chouettes, coqs, chardonnerets. D’autres enfin, et ce sont les plus nombreuses, l’enferment des fleurs ou des fruits, des fraises, des raisins, des roses à coeur d’or, des bleuets, chardons, pensées, clochettes, des ancolies, pervenches, pâquerettes, des soucis, des oeillets, des iris et le tout rendu avec un soin méticuleux. On y remarque, en outre, plus de 60 pages agrémentées de bouts de bordures diverses, branches de corail enlacées, etc., etc. Le premier livre se termine au milieu de la page par ces mots : Explicit liber primus, le reste est blanc, et au bas se voient aussi les traces laissées par l’argent des armoiries qui étaient à la page commençant le deuxième livre, page qui manque aujourd’hui. D’ailleurs, ce manuscrit n’a jamais été achevé, comme le prouve l’espace laissé en blanc pour être rempli par un miniaturiste plus habile et ou l’on devait représenter Pierre de Laval recevant le volume qui lui était remis par celui qui l’avait composé

Provient également de Pierre de Laval à qui il fut dédié, un panégyrique de la maison de Laval (Panegyricon Lavallensis domus) composé par le florentin Jacopo Publicio, un \”humaniste itinérant\” (auteur de l’Ars memorativa), contenu dans le Paris, BnF, Lat. 7809, splendide manuscrit de 65 f. en antiqua décoré à l’italienne, dont ci-dessous un extrait :


(c) Paris, BnF Lat. 7809, f. 1.
Biblio : Manuscrits datés, II, 521. Catalogus, IV, 398.

D’autres manuscrits ont appartenu à Pierre de Laval, provenant notamment de l’abbaye Saint-Aubin d’Angers (illustrations tirées de la base Enluminures) :

Angers BM 376 : Décrétales. XIVe s. Ouest de la France : ci-dessous saint Aubin d’Angers et saint Clair de Nantes :

Angers BM 378 : Décrétales, Grégoire VIII. Italie, Bologne. Copiste :  « Ego Johannes, presbiter de Piciano, ad honorem Dei feci hoc opus, anno Domini millesimo CCCoXXXIII, indictione XII, die II septembris. »

Angers BM 385 : Apparatus super Sextum. XIV/XVe s.
Angers BM 392 : Clémentines, avec le commentaire de Jean André, XIVe s.

Biblio : F. Avril, \”La vie de saint François illustrée, le chef d’oeuvre d’un enlumineur angevin de la fin du XVe siècle\”, dans Art de l’enluminure, 27, 2008/2009, p. 27-28.

Voir dans le fonds Tarbé de la Bibliothèque Carnégie de Reims : Carton VII. N° 17: \”Mandement de Pierre de Laval, archevêque de Reims, premier pair de France, et évêque de Saint-Malo, ordonnant aux receveurs de sa cour spirituelle de Saint-Malo de payer les gages annuels d’Yves le Faucheurs, son conseiller (Saint-Malo) (2 février 1487)\”

10 Mai 2011
Jean-Luc Deuffic

Litanies à l’usage de Troyes ?

Malgré mon aversion pour ces Heures dépecées je signale la vente sur ebay d’un feuillet contenant des litanies qui me semblent être troyennes (Loup, Frodobert, Rémi…). 162 x 174 mm.

23 Fév 2011
Jean-Luc Deuffic

Le terrier de Louis Aycelin de Montaigut (1395)

Vente de Nantes, du 24 février 2011 :

Lot 295 AUVERGNE. TERRIER MANUSCRIT, 1395 ; un volume in-folio de [2]-187 f. (plus 1 f. blanc) chiffrés, couverture usagée de parchemin avec bandes de cuir rouge pour la couture (découpe sur la couv. sup. ; qqs défauts et mouillures à plusieurs feuillets, notamment au début et à la fin du volume, en assez bon état intérieur). TERRIER DE LA CHATELLENIE DE CHATELDON EN AUVERGNE pour la famille de Louis AYCELIN DE MONTAIGUT, l’une des plus puissantes de la noblesse d’Auvergne. Elle avait acheté la terre de Montaigut-sur-Billom à la fin du XIIIe siècle. À la fin du XIVe, le chef de la famille était Louis Aycelin, chevalier, seigneur de Montaigut, Châteldon, le Breuil, etc., gouverneur du Nivernais et du Donziois († 1427). Il avait pris part à la croisade de Barbarie en 1390, et porta désormais le nom de \” Listenois \” [dans les romans de la Table ronde, Listenois est le nom d’un royaume qui eut pour souverains les Pelinor et les Lamorat, renommés pour leur bravoure], comme en témoigne une inscription tardive en tête de ce volume : \” Terrier recognu a Messire Loys de Montaigut fils de Griffon depuis nommé Louys de Listenois par prééminence puys la guerre d’Affrique où il acquit par sa valeur le nom \”, avec le blason aquarellé des Aycelin de Montaigut aux trois têtes de lion. \” A tous ceux qui ces presentes lettres ou cest present terrier, liront orront et verront, Pierre de Lafont Bourgeois de Cuty tenent le scel royal de la court de la chancellerie des exemptions d’Auvergne audit lieu de Cucy en Auvergne […] Cest le terrier des cens et rantes dehus et appartenans à noble et puissant messire Listenois chevalier seigneur de Montaigu et de Chastelledon a cause de son dit chastel chastellenie et recepte de Chastelledon et de ses appartenances \”… Ce terrier a été établi par le clerc notaire Guillaume Sancon, qui a signé une partie des entrées ; le registre est soigneusement tenu et calligraphié, avec des lettrines coloriées…

Ce terrier est mentionné dans les Annales bourbonnaises, volume 5, 1891, p. 356.

A voir : La généalogie de la maison d’Aycelin dans l’ Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne, de la Maison du Roy et des anciens barons du royaume.… Tome 6 / par le P. Anselme,… ; continuée par M. Du Fourny [ En ligne sur Gallica ]

Sous le nom de seigneur de Listenois, il faut alors reconnaître la personne de Louis Aycelin de Montaigut, représentant de la maison auvergnate des Aycelin, sires de Montaigut, d’où est issu jadis Gilles Aycelin, archevêque de Narbonne, le chancelier de Philippe le Bel. Louis Aycelin est seigneur de Montaigut en Auvergne, du Donjon, de Châteldon en Bourbonnais, de plusieurs autres lieux en Bourbonnais et Beaujolais (1), et, comme sire du Donjon, se trouve droiturier seigneur du lieu de naissance de frère Chariot. La qualification de sire de Listenois, sous laquelle il est presqu’exclusivement désigné dans les textes qui ont gardé trace de son passage dans l’histoire, paraît avoir été apportée par lui pour la première fois dans sa race. Titre et nom sur l’origine desquels on semble assez mal fixé, mais à qui leurs possesseurs successifs ont toujours attribué assez de prix pour se les transmettre soigneusement jusqu’à nos jours, souvent jusqu’à absorber la désignation héréditaire des maisons où ils se sont trouvés tour à tour transportés. Toujours est -il qu’on l’en trouve investi au moins à la date certaine de 1409. Comme sire du Donjon et de Châteldon, une mesure expresse et singulière du pouvoir central a déplacé l’hommage qu’il devait au duc de Bourbon : depuis 1412, pour ces deux fiefs, il ne relève plus que du roi (2). Né vers 1370, il a épousé, en 1391, Marguerite de Beaujeu, des sires de Beaujeu sortis des comtes de Forez, eux-mêmes issus des anciens dauphins de Viennois. Depuis 1410, il a marié sa fille Jeanne, héritière de ses biens, à Jean de Vienne, des seigneurs de Rollans, branche cadette de la maison de Vienne, et petit-fils du grand amiral de Vienne, le défenseur de Calais. Chambellan de Charles VI en 1412, il est, depuis 1421, gouverneur du Nivernais. L’an précédent, en 1423, on le voit cité en qualité de conservateur des trêves, à la suite de la pacification momentanée récemment signée à Bourg-en-Bresse ; on le trouvera encore, en janvier 1427, mentionné sous la même qualité, en raison des armistices successifs qui se prolongent depuis la signature du traité de Chambéry ; cette année paraît avoir marqué la dernière de sa vie (3).

Notes
(1) Paris, Arch, nat, JJ 166, n° 6 et 168.
(2) Le 20 janvier 1412, « Loys de Listenoys, chevalier, seigneur de Montagu-soubz- Billom en Auvergne et de Chastelledon en Bourbonnois, » obtient de curieuses lettres de Charles VI, l’autorisant à transporter directement au roi, au lieu de Jean Ier, duc de Bourbon, les seigneuries, entre autres, de Châteldon et du Donjon, tenues auparavant dudit duc. à cause du « duché de Bourbonnois, » et la seigneurie de Joux-sur-Tarare (Rhône, cant, de Tarare), tenue également dudit duc au nom de Marguerite de Beaujeu, femme de Louis de Listenois, à cause de la sirerie de Beaujolais qui était aux mains des ducs de Bourbon depuis 1400. Ces terres et seigneuries devaient désormais ressortir au bailli royal de Saint-Pierre-le-Moustier (Nièvre, ch.-l. de cant., arr. de Nevers), siégeant à son siège de « Cucy » (Cussy-en-Morvan, Saône-et-Loire, cant, de Launay-l’Évêque). Ce transfert était opéré en raison de l’hostilité régnante entre le duc de Bourbon et Louis de Listenois, qui s’était refusé à suivre Jean Ior dans le parti d’Armagnac, et en raison de la saisie que le roi, alors aux mains du parti bourguignon, venait d’opérer sur le duché de Bourbon et la sirerie de Beaujolais. Paris, Arch, nat., JJ 166, n° 6 et 168.
(3) Sa fille Jeanne, son héritière, par son mariage avec Jean de Vienne, porte tous ses biens et ses titres dans la branche de la maison de Vienne, à laquelle appartenait son mari. Jean de Vienne était mort en 1425, et c’est son fils, Phi lippe de Vienne-Listenois, qui fonde les couvents de Cordeliers du Donjon et de Châteldon. L’arrière-petite-fille de Philippe, Anne de Listenois, héritière de tous les biens de sa branche, les porta, au siècle suivant, avec le nom de Listenois, dans la maison de Bauffremont.

Source : Germain Lefevre-Pontalis. \”Épisodes de l’invasion anglaise. La guerre de partisans dans la Haute Normandie, 1424-1429\”. In: Bibliothèque de l’école des chartes. 1896, tome 57. p. 5-54.   [ En ligne sur Persée

A lire : L’achat de l’hôtel de Listenois – le collège fortet  [ En ligne ]

BERTRAND Virginie et Nantes Enchères Talma
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21 Fév 2011
Jean-Luc Deuffic

Pierre d’Ailly, Sénèque, Horae

La vente organisée par Henri Godts le 15 octobre 2005 offre quelques pièces dignes d’intérêt. Dans la section des manuscrits :
§ Lot 363 – Petrus de Alliaco. sup VIIte psalmos penitentiales <…>. Flandre? second quart ou milieu du XVe s. 97 x 74 mm (70 x 48 mm). 16 lignes par page. Vélin. <82> f. Le dernier, blanc mais réglé, a été collé sur le contreplat infér. Reliure du XVIIe s., plein vélin, dos à faibles nerfs. Traité de dévotion par l’éminent théologien, cardinal et mécène Pierre d’Ailly (1351-1420), évêque de Cambrai, surnommé l’Aigle des Docteurs. La rédaction est à situer vers la fin de sa vie, en 1416-1417 probablement, ce qui fait de ce manuscrit une copie contemporaine sinon très proche du texte original. Exemplaire en format miniature, d’une main gothique bien lisible, entièrement réglé et rubriqué.
Provenance : Jacobus Hassonii Londini (mention ms sur la première garde). Martin Breslauer, Catalogue 101, London, <1970>, n° 12.
Version française imprimée à Bruges (?) entre 1473/74 et 1476 : Les sept degrés de l’échelle. Ex. London, British Library shelfmark : IB.49408. Autre édition, Paris : , <1485?> Version latine : Liber de septem gradibus scale, continens Meditationes devotas super septem psalmos poenitentiales, a domino Petro de Ayliaco. Parisiis, apud G. Mercatorem, 1483 (ex. Paris BnF Res P- Z- 121 (2)

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Voir à ce propos chez A. Asher & Co. B.V. Rare Books cet autre manuscrit de Pierre d’Ailly, Meditationes Super Septem Psalmos, avec Officium Defunctorum. Flandre?, ca. 1520. 46 f., 192 x 125 mm. Ecriture batarde, 22/23 lignes par page.
Egalement à la librairie Les Enluminures, Petrus de Alliaco, Expositio super septem psalmos poenitentiales. Pays-Bas, ca 1500-1510. 20 f. sur papier (Briquet 8635, Lettre P, Brunswick ou Maastricht, 1509). 134 x 97 mm. 30 longues lignes par page. Provenance : écrit dans un contexte monastique ( Cistercien ou Chartreux); note mss : Ex bibliotheca Haaseana (p. 216, no. 7330); Dr. R. Peiper; Dr. Andre Rooryck, ms 1.
Bibliographie sur Pierre d’Ailly : voir la page bien documentée de Zenon Kaluza sur l’Universal Encyclopedia of Philosophy.
§ Lot 367 – Seneque. 5 lettres à Lucillus. In-f°. c. 330 x 275 mm. 2 f. de parchemin soit <4> pp. manuscrites sur doubles colonnes dont une partiellement découpée ; f. ayant servi de gardes à la reliure et rognés sur un côté. XIVe s. Lettres 7, 9, 17 et 18 fragmentairement conservées, la lettre 8 complète.

Je signale ici parmi les imprimés cette belle édition :
§ Lot 383 – Heures de la Vierge à l’usage de Rome. Hore in laude gloriosissime Virginis Marie secundum usum Romanum <…>. Impresse Parisius, per Germanum Hardouyn (1532)
In-8° : 100 (de 104) f, illustrations (E2, E7, H1 & H8 manquent, certaines initiales effacées. Reliure allemande, avec médaillons (Calvin & Luther), datée de 1593. Brunet, Supplément I-618; Bohatta 1157; Lacombe 394, 395.
Provenance : A.V.O., 1593 (initiales et date sur la reliure). Anne de Rochefort, mariée à Bernard de Cayac (?), offert par Mgr de \”Rochebouin\”, archevêque de \”Lion\” (sic, XVIIIe s. ms. annotation ?). Sans doute Charles François de Chateauneuf de Rochebonne, ami du duc de Saint-Simon, prélat des Gaules en 1731. p.s. Identification : peut-être Bernard de Barjac, qui épouse le 31 octobre 1578 Anne de Rochefort. Voir la famille de Barjac sur l’Armorial du Pays d’Oc.

Source : catalogue en ligne
Henri Godts antiquarian bookseller & auctioneer
Avenue Louise 230/6
1050 Brussels (Belgium)
E-mail : infosite@godts.com

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