Auction : Livres d’heures et autres
Mardi 10 novembre 2009 Drouot Richelieu. Christophe Lucien.
Lot 8 : PSAUTIER à l’usage des Célestins. Manuscrit de la seconde moitié du XVe siècle en un volume petit in-8° de 190 f. de parchemin (100 x 139 mm), sans reliure. illustré de quatre grandes lettrines ornées.
ƒ. 1 à 12 v : calendrier
ƒ. 13 à 180 : psautier férial contenant l’ordinaire de l’office, suivi des cantiques bibliques et des litanies des saints (dont saint Onufre, saint Pierre célestin…)
ƒ. 180 à 190 : office des morts à l’usage des célestins (« Sequitur officium mortuorum secundum usum ordinis celestinorum »)
Décoration
20 lettrines fleuries peintes en rouge et bleu sur fond d’or, dont quatre grandes (ƒ. 13, 58v, 69v, 120). Texte : 21 lignes ; écriture bâtarde.
Origine :
Le calendrier est typiquement célestin et, comme la liturgie de l’ordre, n’a pas subi d’influence locale. Dans les litanies, on relève saint Onufre parmi les ermites et les moines, assez rare en France, et saint Pierre célestin, confesseur, patron de l’ordre des Célestins.
Au calendrier : sainte Austreberte, abbesse (7 février), saint Savin, évêque d’Agaume et confesseur (8 février), la translation de saint Pierre célestin, confesseur (15 février), saint Barbat, évêque de Bénévent et confesseur (18 février), saint Romain, abbé (27 février), saint Pierre, confesseur (19 mai), l’octave de saint Pierre, confesseur (26 mai), la transfiguration de Notre Seigneur (6 août), saint François, confesseur (4 octobre), sainte Réparate, vierge et martyre (8 octobre) & la Dedicacio ecclesie duplex maior dans l’ordre des Célestins (10 octobre).
Lundi 23 novembre 2009, Hôtel du Louvre, Salle Rohan, Bibliothèque du vicomte Couppel du Lude
Lot 12. HEURES À L’USAGE DE PARIS. – Paris, Cercle de maître François, vers 1470 (puis v. 1510). Parchemin. 166 ff. 134 x 90 mm (justification : 82 x 50 mm). 20 longues lignes par page.
Lot 13. HEURES SELON L’USAGE DE CHARTRES. – Chartres, fin XVe siècle. Parchemin. 165 ff., 202 x 138 mm (justification : 112 x 72 mm). 17 longues lignes par page. Provenance : Armes peintes : De gueules au lion d’argent tenant un croissant de même (dans la bordure du f. 38v).
• Catherine Jubin, de Brou (Eure-et-Loire), troisième quart du XVIe siècle (?) : « Ces presentes heures appartiens a Caterinne Jubin de Bray, fille de … » (f. A). – « Catherine Jubin de Brou / Jehan Jubin » (f. A). – « Caterine Jubin » (contreplat sup.). – « Catherine Jubin / M. Bray » (f. Bv). – Prière à la « Mère du Rédempteur » signée : « Bray / C. Jubin / 1576 » (f. Bv).
• Famille de Malezieu (à partir de 1576) : « Ces presentes heures appartiennent a Michel de Malzieu, escuyer, sieur de Bray. Ceux qui les trouveront les luy rendent et se payra bien, le jour de saint Lubin [= 14 mars] l’annee mil cinq cent septante et six. [Signé :] Michel de Malezieu. » (f. Bv). – « Ce livre appartient a moy Nicolas de Malzieu. 1661 » (f. A).
Lot 14. HEURES À L’USAGE DE ROUEN. Hore intemerata Virginis Marie secundum usum rothomagense. Paris, Thielman Kerver, 28 avril 1501. In-8, maroquin rouge, encadrement mosaïqué de maroquin Lavallière orné d’un treillage doré meublé de fleurettes, dos orné de pièces mosaïquées du même maroquin de forme carrée portant une fleurette dorée, ou circulaire portant une roue à rayons courbes, doublure de maroquin vert ornée d’une dentelle dorée droite, fermoirs en métal, tranches dorées (Reliure du XVIIIe siècle). Imprimé par Regnault à Caen, en rouge et noir, et en caractères gothiques, ce livre d’Heures est abondamment illustré : il est orné de la marque de Kerver sur le premier feuillet, de nombreux encadrements historiés ou grotesques sur fond criblé, et de 17 grands bois gravés. Calendrier en rouge et noir. Lacombe, n° 103 – Bohatta, n° 1333.
Lot 15. HEURES À L’USAGE DE ROUEN. Ces presentes heures a lusaige de Rouan au long sans requerir : avec les miracles nostre dame et les figures de lapocalipse & de la bible & des triu(m)phes de Cesar, et plusieurs aultres hystoires faictes a lantique, ont este imprimees pour Symon Vostre Libraire : demourant a Paris. S.d. [1508]. In-4, veau fauve, encadrement de filets à froid, large roulette aux entrelacs dorés encadrant les plats, importante plaque composée de filets et rinceaux à la cire blanche, noire et verte s’entrecroisant dessinant un motif losangé de style oriental avec fleurons azurés et pointillé sur le champ, dos lisse orné d’une large roulette dorée, tranches dorées (Reliure de l’époque). Bohatta, n° 1343 – Lacombe, n° 181
Lot 16. HEURES À L’USAGE DE ROME. A la louenge de dieu & de la tressaincte & glorieuse vierge Marie et a ledification de tous bo(n)s catholiques ont este commencees ces presentes heures a lusaige de Romme… Imprimées à Paris par Gillet Hardouyn libraire demourant au bout du po(n)t nostre Dame deva(n)t sainct Denis de la chartre a lenseigne de la Rose. [Vers 1509]. In-8, maroquin noir, roulette feuillagée entourée d’un double filet en encadrement, important décor doré dessinant un rectangle cintré aux angles et un losange s’entrecroisant, larges fleurons aux angles, et au centre composé de différents fers, dont deux azurés, rinceaux de filets et petits fers, fers aldins sur les bords, dos orné de caissons à froid et petit fer doré, tranches dorées (Reliure de l’époque). Relié par JEAN PICARD, libraire et relieur parisien actif vers 1539/1547. Bohatta, n° 896 – Brunet, Heures, n° 232 – Lacombe, n° 189.
Catalogue en ligne sur le site de Bibliorare
Vente Adams du 24 octobre 2009
La vente Adams du 24 octobre prochain présente dans son catalogue un Livre d’heures et quelques autres fragments dont plusieurs d’origine française (lot 330)…
Catalogue en ligne (format pdf)
Adams
Amsterdam Auctions
P.O. Box 10794 1001 ET AMSTERDAM
Merci à George Ferzoco pour cette information
Règle de saint Benoît
La vente d’Evreux du 25 octobre 2009 propose sous le lot 281, un exemplaire de la Règle de saint Benoît :
Notice du catalogue : \ »Manuscrit de 80 f. recto-verso à la plume en lettres cursives en noir et titre en rouge. 28 ou 29 lignes par page d’une écriture très régulière. L’ouvrage concerne les régles des abbayes bénédictines. Dimension de l’ouvrage : 14,5 x 10 cm. Dimension du texte écrit 11 x 7,5 cm. Reliure en veau dos à nerfs (Paraissant du XVIe siècle) Une pièce de titre au dos en lettres dorées indique \ » Regl. de S.Benoit. Manuscrit 13e siècle\ » – Une étiquette de bibliothèque du XIXe siècle collée sur le premier plat indique \ » Manuscrit du 13e siècle\ »- Cette indication est répétée sur un petit carton d’une écriture du XVIIIe siècle sur la page de garde. – Ces trois indications nous semblent fausses, l’écriture de cet ouvrage paraissant beaucoup plus de la fin XIVe-début XVe siècle. Il faut rappeler en plus que le papier n’était pas utilisé en Europe au XIIIe siècle (si ce n’est à la toute fin du XIIIe s. et ceci de manière très rare). In fine ex libris du XVIIIe siècle : \ » Bibliothèque de Mr. le baron de Caix de Saint-Aymour\ » est : 500 €\ »
Catalogue en ligne sur Interenchères
Ex-libris du Baron Amédée Caix de Saint Aymour, maire de Corbie (1863-1920). Il fut élève à l’Ecole des chartes et à l’Ecoles des langues orientales.
Expositions
Quelques belles expositions à voir en ce moment :
Légende du roi Arthur
Du 20 octobre 2009 au 24 janvier 2010, se tiendra à la Bibliothèque nationale de France site François Mitterrand une exposition consacrée à La légende du roi Arthur. Apparu sous forme légendaire dès le VIIe siècle, présenté comme une véritable figure historique par Geoffroy de Monmouth au début du XIIe siècle, mis en roman par Chrétien de Troyes, sujet de grandes sommes romanesques comme le Lancelot-Graal et le Tristan en prose, objet de nombeuses adaptations cinématographiques.
La première partie de l’exposition interroge sur l’histoire des textes pour traiter de l’historicité du roi Arthur, de la légende et de sa fortune littéraire. Seront ensuite abordés des grands thèmes arthuriens, comme la Chevalerie, l’amour courtois, les grands personnages de cette légende comme Arthur, Merlin, Tristan..Enfin, sera présentée la reception du mythe , que ce soit dans l’Europe médiévale, à la Renaissance, ou plus tardivement. L’exposition, accessible à tous et érudite, présentera les plus belles oeuvres médiévales inspirés de la légende : manuscrits, objets d’orfévrerie, ivoires.
[Site de référence]
Catalogue d’accompagnement : La Légende du roi Arthur Coédition BnF / Le Seuil, 260 p., 240 ill., 40 €.

Paris BnF Fr. 105. Arthur et Merlin. Base Mandragore.
Splendeur de l’enluminure. Le roi René et les livres
Exposition internationale des manuscrits à peintures du roi René
3 octobre 2009 – 3 janvier 2010 Château d’Angers – galerie de l’Apocalypse
Organisation Ville d’Angers – Bibliothèque municipale
A l’occasion de la commémoration des 600 ans de la naissance du roi René, la Ville d’Angers a souhaité offrir aux Angevins un événement d’exception, à la hauteur de cet anniversaire : une exposition unique et originale, visant à reconstituer la bibliothèque du roi René, véritable trésor de l’enluminure médiévale.
Amoureux des arts, lui-même écrivain, le roi René fut l’un des mécènes les plus importants, les plus curieux et les plus originaux de la fin du Moyen Age, le seul à pouvoir soutenir la comparaison dans sa passion pour l’enluminure avec le célèbre duc de Berry, commanditaire des Très riches heures.
Certains des livres de sa bibliothèque sont aujourd’hui unanimement considérés comme des chefs-d’œuvre de la peinture occidentale. Plusieurs de ces œuvres, par leur reproduction fréquente dans de nombreux ouvrages grand public à travers le monde ont largement contribué à façonner notre imaginaire collectif du Moyen Age, comme c’est le cas des magnifiques pleines double-pages peintes, foisonnantes de détails, du célèbre Livre des tournois, écrit par René lui-même et enluminé par son artiste favori, Barthélémy d’Eyck.
La Ville d’Angers propose, à l’occasion de cette exposition, une rencontre unique et inédite avec le patrimoine écrit, en présentant des œuvres très célèbres, mais rarement exposées. Leurs enluminures saisissent le visiteur de par leur qualité et leur éclat, mais aussi par l’écho qu’elles donnent à notre imaginaire du Moyen Age. Aux côtés de ces œuvres, d’autres moins connues, comme les différents manuscrits prêtés par la bibliothèque de Saint-Pétersbourg, et même parfois inédites comme certaines œuvres venant de collections privées, surprennent par l’originalité de leur iconographie et renouvellent notre vision du Moyen Age.
Des œuvres présentées pour la première fois en France
Dispersés dès la fin du XVe siècle au gré des passions des collectionneurs, les livres du roi René sont aujourd’hui conservés dans des bibliothèques de toute l’Europe.
L’ambition de cette exposition – réunir cette collection pour la première fois depuis la fin du Moyen Age -, se traduit par la diversité des provenances des manuscrits présentés : Berlin, Bruxelles, Lisbonne, Londres, Cambridge pour l’Union européenne, Saint-Pétersbourg, Genève sont autant de provenances qui soulignent le caractère unique et fédérateur de l’exposition à l’échelon du continent européen.
La Bibliothèque nationale de France a apporté son concours exceptionnel par le prêt de treize œuvres. Plusieurs Bibliothèques municipales en régions, prêtent également quelques superbes manuscrits (Aix-en-Provence, Albi, Carpentras, Marseille, Metz, Poitiers). 47 manuscrits et feuillets peints, provenant de 20 prêteurs, seront ainsi exposés. Parmi eux, 23 sont présentés au public pour la première fois en France.

Aveu rendu au roi René par Jean de Montespedon. 15 mai 1466. AN.
Dans le cadre de cette exposition consacrée au roi René ;
Jeudi 26, vendredi 27 et samedi 28 novembre 2009 : Colloque universiaire international :
René d’Anjou (1409-1480) : Pouvoirs et gouernement
Organisation Université d’Angers / Ville d’Angers.
Greniers Saint-Jean et Maison des sciences humaines de l’Université d’Angers.
Renseignements : Christophe Gazon, Archives départementales du Maine-et-Loire : c.gazon@cg49.fr ou tél. : 02 41 80 80 00
Le souvenir du roi René a traversé les siècles en gardant principalement l’image d’un prince fastueux, épris de joutes et de tournois, et d’un mécène ouvert à toutes les activités artistiques. Pourtant, on oublie trop souvent qu’en qualité de prince, René d’Anjou a d’abord été un acteur politique et un homme de pouvoir : ce colloque a pour objet de mettre en lumière son œuvre politique. Cette importante rencontre scientifique rassemblera plus de vingt-cinq historiens spécialistes de la fin du Moyen Âge, venus de France, d’Allemagne, du Canada et d’Italie.
[Site de référence]
A noter également le colloque international pluridisciplinaire : Les arts et les lettres en Provence au temps de René d’Anjou. Analyses, rayonnements, mémoire dans le cadre de la Célébration du 600e anniversaire de la naissance de René d’Anjou et de la création de l’Université d’Aix. Organisation CUERMA : 18 au 21 novembre 2009.
La mémoire des ducs de Bretagne
Une exposition présentée aux Archives départementales de Loire-Atlantique (Nantes) du 16 septembre au 13 décembre 2009
Parmi les documents conservés aux Archives départementales de Loire-Atlantique, le trésor des chartes des ducs de Bretagne est considéré à juste titre comme le fonds le plus prestigieux de toute la Bretagne historique. Constitué à partir du XIIe siècle jusqu’au début du XVIe siècle des archives familiales des ducs, cet ensemble de plusieurs milliers de parchemins est devenu la mémoire officielle du duché de Bretagne, notamment quand le duc Jean IV a demandé en 1395 qu’en soit rédigé un premier inventaire. Cette exceptionnelle collection d’archives témoigne des droits et privilèges des princes bretons dans leurs relations avec la couronne de France, les puissances étrangères, la papauté, les vassaux, les villes. Matériau incontournable de l’histoire de la Bretagne, ce trésor scrupuleusement collecté, méthodiquement identifié, et très rarement montré, conforte les Archives départementales dans leur double mission de conservation des documents et d’ouverture du patrimoine au plus grand nombre. Un trésor au service de l’histoire Le trésor des chartes des ducs de Bretagne (charte vient du latin charta, feuille de papyrus, qui a fini par désigner le contenu du support de l’information) a traversé plus d’un demi-millénaire et renferme quelque 4 000 documents et près de 2 000 sceaux. Son caractère exceptionnel et sa valeur patrimoniale justifient pleinement son appellation de « trésor ».
L’exposition consiste en la présentation d’une sélection de 27 documents d’archives, la plupart écrits sur parchemin et accompagnés de sceaux, et qui rendent compte de la diversité de cette masse documentaire, tant dans ses contenus que dans ses formes. Contrats de mariage, traités d’alliance ou de commerce, hommages, testaments, rouleaux de comptes, ces documents progressivement amassés et volontairement conservés par les ducs tout au long du Moyen Âge ont revêtu une grande utilité pour marquer et fonder leurs droits. Est ainsi mise en lumière la valeur première des archives : elles prouvent et servent une action. Ces conditions qui ont présidé à la constitution et à la conservation de ce fonds d’archives peuvent sembler aujourd’hui oubliées, au profit de son intérêt historique : il témoigne de l’importance de la principauté bretonne au plan politique, religieux, diplomatique, depuis la plus ancienne trace écrite (1153) jusqu’à l’une des plus récentes (1514). À ce titre, il est incontournable pour aborder l’histoire des ducs et du duché de Bretagne. La mise en lumière du travail de conservation des archives L’appellation même de « trésor » renvoie au lieu de conservation de ces archives, à partir de la fin du XIVe siècle, la « thesaurerie de la Tour neuve de Nantes », c’est-à-dire le Château. Cette trésorerie se trouvait dans une salle voûtée d’un bâtiment appelé à l’époque moderne « du lieutenant du roi », au-dessus de laquelle était la chapelle. Y étaient aussi conservés au Moyen Âge des objets précieux et des espèces d’or et d’argent, d’où l’appellation de trésor, au sens propre du terme. À partir de 1395, se fait jour la préoccupation d’organiser matériellement et intellectuellement les pièces d’archives du trésor. Aussi, afin de ne pas en égarer, ont-elles été rassemblées dans un même lieu de conservation, rangées dans des boîtes et des armoires ; aussi, afin d’en avoir une connaissance suffisante et de pouvoir les retrouver en cas de besoin, ont-elles été inventoriées. À l’appui d’une chronologie, l’exposition présente divers inventaires successifs du trésor, auxquels font écho la mise en lumière de près de 60 cassettes en bois, fabriquées au début du XVIe siècle à la demande de la duchesse Anne de Bretagne et qui ont servi à la conservation des documents du trésor jusque dans les années 1970.
La loi du 5 brumaire an V, qui décrète la centralisation au chef-lieu du département des papiers appartenant à l’État, avait entre temps assuré la conservation définitive du trésor : celui-ci est confié depuis cette date à la garde des Archives départementales dont il suit désormais les déplacements dans ses locaux successifs. Aussi les archivistes ont-ils fait leur, à l’instar de leurs lointains devanciers, les préoccupations de conservation et d’inventaire, mais dans un sens nouveau et moderne de conservation patrimoniale et d’accessibilité du trésor à tous les historiens et amateurs d’histoire.

Autour de l’exposition : une conférence Le 17 novembre 2009, à 18 h aux Archives départementales :
Hervé Le Grant, garde des archives des ducs et le premier inventaire du trésor des chartes (1395) par Michaël Jones, professeur émérite de l’université de Nottingham (Grande-Bretagne), spécialiste de la Bretagne ducale
L’inventaire du trésor des chartes des ducs de Bretagne, rédigé en 1395 à la demande du duc Jean IV, est le premier document répertoriant le fonds d’archives le plus emblématique et le plus prestigieux de l’histoire du duché. Son auteur, Hervé Le Grant, notaire public lié à la bourgeoisie nantaise, devient vers 1385 l’un des secrétaires du duc et entre ainsi dans l’intimité du pouvoir. Il peut être considéré comme le premier archiviste de la Bretagne.
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Auteur du blog : Jean-Luc DEUFFIC




