18 Juin 2015
Jean-Luc Deuffic

La généalogie des Sanzay et Vincent de Penmarc’h

Avec le concours de l’Etat, La Médiathèque centrale d’agglomération Pierre-Moinot de Niort a pu en avril 2012 faire entrer dans ses collections un précieux manuscrit à peintures, Généalogie de la Maison de Sanzay en Poitou (Paris, mars 1569), enluminé sur vélin de 27 f. non chiffrés mesurant 364 x 272 mm.

On trouvera une excellente description de ce recueil sur le site du Catalogue collectif des médiathèques de la Communauté d’Agglomération du Niortais.
Un des exemplaires de cette généalogie, l’exemplaire « Valette », qui aurait appartenu à René III le jeune, comte de Groix, serait passé à son fils Anne de Sanzay (1), marié sans postérité à Marie de Tromelin, veuve du baron de Penmarch. Selon M. Surget, le document serait ainsi resté en possession des enfants de son premier lit, à commencer par Vincent de Penmarch comme l’indique un ex-libris manuscrit de la fin du XVIe siècle (plutôt XVIIe) au verso du folio 24 : « Ce présant livre appartient a hault et puissant Messire Vincent de Penmarch, seigneur et Baron dudict lieu ».


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Mais peut-être cet exemplaire vient-il directement de Jeanne de Sanzay, fille de René, qui épousa le 8 août 1599, Saint-Frégant (Finistère), René, baron de Penmarc’h (1584-1632), dont Vincent de Penmarc’h :

Vincent, septième baron de Penmarc’h, naquit en 1611 et succéda en janvier 1638 à son frère René. Il était déjà chevalier de l’ordre du Roi, lorsqu’il épousa, le 7 août suivant, Anne Gillette Rivoalen, fille du seigneur de Mesléan et de Marguerite Barbier de Kerjean. Il en eut : 1° Anne-Louise-Gabrielle, qui épousa François du Poulpry, 2° Françoise-Gabrielle, qui épousa Louis du Louët. 3° Enfin Vincent-Gabriel, qui devait lui succéder. Comme ses deux prédécesseurs, Vincent semble avoir mené une existence de propriétaire terrien, partageant, échangeant, vendant ses biens ou s’occupant de l’établissement de ses enfants. En dehors des aveux, des baux ou des quittances, nous ne trouvons en effet que des actes d’état-civil : naissance et baptême des enfants, testament de Jeanne de Sansay (qui lègue son corps à Plouigneau, en Tréguier et son cœur à l’église de Saint-Frégant), mariage de ses sœurs et frères, ou des pièces relatives à ses droits féodaux : droit de menée (pourtant en désuétude), foires et marchés de Goulven. C’est également lui qui fit couler la cloche du château qui devait n’être refondue qu’au XIXe siècle par l’abbé Le Poulzot. Il mourut le 10 mars 1666 et fut inhumé à Saint-Frégant. (L. Farcy, \ »Les seigneurs de Penmarc’h en Saint-Frégant\ », dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, LVII, 1930, p. 76-77).


Blason de Jean de Sanzay


Devise de la maison de Sanzay

Note
(1) La Magnanne. Pilleur de la Cornouaille pendant les Guerres de la Ligue.
Penmarc’h (de) – Réformation de la noblesse (1669) en ligne sur Tudchentil
Armoiries et sceaux des Penmarch (B. Yeurch)
Généalogie par Missirien (H. Torchet)


Parties anciennes du château des Penmarc’h à Saint-Frégant (Finistère)

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