Participez à l’acquisition d’un Trésor national, le Livre d’heures de Jeanne de France

En 2011, le ministre de la Culture et de la communication a déclaré Trésor national le Livre d’heures de Jeanne de France, un remarquable manuscrit royal enluminé sur vélin, réalisé en 1452, à l’occasion des noces de Jeanne de France, troisième fille du roi Charles VII.
Ce livre d’heures n’a pas d’équivalent dans les collections publiques françaises. Son entrée dans les collections de la Bibliothèque nationale de France est donc de la première importance.
La BnF doit acquérir cette œuvre avant la fin de cette année. Elle a d’ores et déjà mobilisé des mécènes à hauteur de 75 % de la somme. Aidez-nous à lever les 250 000 euros nécessaires pour mener à bien cette acquisition.
Ce petit volume (108 x 76 mm) se compose de 336 feuillets. Il s’agit de l’une des réalisations les plus exquises et les plus raffinées du règne de Charles VII. La qualité de l’exécution de cet ouvrage témoigne du rang royal de sa destinataire, Jeanne, promise au mariage avec le comte de Clermont, futur Jean II de Bourbon. Les armoiries peintes ne laissent aucun doute sur son identité, notamment l’écu en losange qui se détache sur un drap d’or ; le portrait de la princesse, en prière devant la scène de Mise au Tombeau, figure également dans l’ouvrage, folio 285. Enfin, la genette, petit animal domestique, se retrouve dans l’ouvrage liée par le col à l’initiale « J » par un amusant jeu de mots sur son prénom Jeannette, comme cela existe dans d’autres manuscrits qu’elle eut en sa possession.
Le peintre qui a exécuté l’ensemble des peintures et des bordures, ainsi que la totalité du calendrier, est l’enlumineur anonyme qu’on appelle le Maître de Guillaume Jouvenel des Ursins. Ce manuscrit est assurément l’une de ses créations les plus raffinées.
Deux peintures sont d’une autre main, caractéristiques de l’art de Jean Fouquet du fait de l’étonnante maîtrise spatiale. Jean Fouquet est considéré comme le plus grand peintre et enlumineur français du XVe siècle, une figure majeure de l’histoire de la peinture.
Source : Bibliothèque nationale de France
Pierre de Bosredon, \ »chevalier de l’ordre de Sainct Jehan de Jherusalem, grant prieur en Champaigne\ »
Parmi les richesses de la Pierpont Morgan Library de New York se trouve un précieux Livre d’heures (G 55) commandité par Pierre de Bosredon, représenté à cheval dans une scène de saint Hubert. La décoration de ce manuscrit, attribuée à Guillaume Hugueniot, enlumineur à Langres, documenté en 1472 pour l’exécution de 27 miniatures d’un exemplaire des Postillae de Nicolas de Lyre (Paris, BnF, Lat. 11972-11973, 11978), offre en maints endroits les armes et devises du Commandeur.

f. 125r
On trouvera sur Corsair, le site de recherche de la PML une description et de nombreux folios numérisés.
Fils de Hugues de Bosredon, baron d’Herment 1390-1454, et de Jeanne de Chaugy, né en 1424, Pierre fut conseiller et chambellan des rois Louis XI et Charles VIII. Chevalier de Rhodes, il commanda entre autres Romagne, Robecourt, Pantaubert, Bure, et Mormant de 1485 à 1513, reçu \ » en récompense \ » à son retour de Rhodes. Grand prieur de Champagne en 1511, il fit bâtir le château de Mormant, et une partie de l’église. A sa mort, le 15 juillet 1513, il est enterré dans son mausolée aménagé sous le chœur de l’église de Mormant, où se lit : \ »A été le tombeau de frère Pierre de Bosredont, qui fut fait, l’an 1506, commandeur de Mormant Ponthaubert\ » .
La crypte de Pierre de Bosredon [source]

Blason de Pierre de Bosredon, commandeur hospitalier, (1506-1513)
Mormant Commanderie templière (Haute-Marne)
Site de l’Association de l’abbaye de Mormant
C’est à Pierre de Bosredon que Jean de Francières dédie son Livre de Faulconnerie, ca 1458-1459 [ ARLIMA ]
Décembre chez Sotheby’s : le \ »Mystère de la Vengeance\ » et le \ »Roman de Gillion de Trazegnies\ »
La célèbre maison Sotheby’s annonce pour décembre prochain la vente de deux manuscrits exceptionnels provenant de la bibliothèque du duc de Devonshire, à Chastworth :
The Mystere de la Vengeance, estimated at £4-6 million, was illuminated for Philip the Good (1396-1467), Duke of Burgundy, probably the greatest royal art patron and book collector of the late Middle Ages. The manuscript is documented in the ducal accounts for July 1468, detailing the payments to the court artist Loyset Liédet for each of the manuscript’s 20 magnificent large illuminated miniatures(at a price of 18 livres a picture). The Mystere de la Vengeance is the deluxe 2-volume text of a play in French, which was performed for Philip the Good himself. It opens with a list of characters, and is laid out like a modern film or playscript, with stage directions and speaking parts. The breath-taking pictures are byfar the finest illustrations of medieval drama in any illuminated manuscript.The manuscript passed from the library of Philip the Good into those of Charles the Bold (1433-77) and then Mary of Burgundy (1457-1482), whose husband, the Holy Roman Emperor Maximilian of Austria (1495-1519), also had the play performed. It was acquired by the sixth Duke of Devonshire at the celebrated Roxburghe sale of 1812, when it sold for £493.10s., then the highest price ever paid for any illuminated manuscript.
Sur ce manuscrit, voir par exemple : Comte Paul Durrieu, Découverte de deux importants manuscrits de la « Librairie » des ducs de Bourgogne, dans Bibliothèque de l’école des chartes, 71, 1910, p. 58-71 [ en ligne sur Persée ]

The second illuminated manuscript is a romance of chivalry – a literary account in French of the fictional and swash buckling Deeds of Sir Gillion de Trazegnies in the Middle East. It was illuminated in 1464 for Louis de Gruuthuse (1422-92), courtier to Philip the Good and the greatest private bibliophile in the Burgundian Netherlands. It was afterwards in the library of François I, king of France 1515-47. The manuscriptis illustrated with 8 large and 44 smaller miniatures. Like the manuscript of the Vengeance, it is in flawless, sparkling condition. The manuscript, estimated at £3-5million, tells the tale of Gillion, a quintessentially medieval romance with knights on horseback, jousting, alove triangle and fantastical accounts of the court of the Sultan. On his wayback from pilgrimage to the Holy Land, Gillion is taken prisoner by the Sultanat Cairo. Fortunately for him, he is spared from death by the Sultan’s loves truckdaughter, who, on receipt of the news that his wife and children athome in Trazegnies have died, he proceeds to marry. Gillion later learns, however, that his first wife and children are still alive. In order to resolve the sin of bigamy, his two wives enter a convent in Belgium and, on Gillion’s death, his heart is buried between them. The bibliographer and founder of the Roxburghe Club exclaimed in 1817, “The reader sighs to take leave of such a volume.”

Sur ce manuscrit voir la récente édition de Stéphanie Vincent (éd.), Le Roman de Gillion de Trazegnies, Turnhout, Brepols, 2011 (Textes vernaculaires du Moyen Âge, 11)
Infos et biblio sur le site d’Hanno Wijsman : Luxury Bound
ARLIMA
Autun – Musée Rolin : \ »Bologne et le pontifical d’Autun. Un chef-d’œuvre inconnu du premier Trecento (1330-1340)\ »

La découverte d’un exceptionnel manuscrit à l’évêché d’Autun permet d’évoquer la production artistique de Bologne dans le courant du premier Trecento (1330-1340). Des personnalités fortes telles Vitale da Bologna, le Pseudo Jacopino, Giovanni da Balduccio sont évoquées aux côtés des grands maîtres de l’enluminure.
Le manuscrit d’Autun est un pontifical romain où sont rassemblées les formules et les cérémonies des fonctions réservées à l’évêque : les rituels liturgiques et les bénédictions solennelles de la vie ecclésiale y sont illustrés d’une manière éclatante.
La compréhension par le public de ce chef d’œuvre du XIVe siècle sera facilitée par un \ »feuilletoire\ » numérique. Une projection visuelle de l’objet met en exergue sa valeur esthétique et donne quelques clés de lecture.
« Bologne et le pontifical d’Autun » est la première d’une série de cinq expositions inscrites dans une convention d’échanges culturels et scientifiques passée entre la ville d’Autun et le musée du Louvre. Le musée Rolin est le seul musée de Bourgogne et l’un des rares musées de France à avoir signé un tel accord avec le plus grand musée du monde.
« Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication – Direction générale des patrimoines – Service des musées de France. Elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’Etat ».
Exposition temporaire du 12 septembre au 9 décembre 2012
Dossier de presse détaillé (format pdf)
PAGES ANNEXES
Auteur du blog : Jean-Luc DEUFFIC




